"Charlie Hebdo" : marche républicaine, le débat dérisoire

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Reçue à l'Élysée comme les autres chefs de parti, Marine Le Pen a demandé au président la suspension de Schengen.
Reçue à l'Élysée comme les autres chefs de parti, Marine Le Pen a demandé au président la suspension de Schengen.

On espérait que les politiques retiendraient leurs ardeurs polémiques le plus longtemps possible. Mercredi, après l'attentat terroriste contre Charlie Hebdo, au moment de mettre des mots sur l'indicible, l'union a primé. "Notre meilleure arme, c'est l'unité", plaidait François Hollande dans une allocution d'apaisement, en direct de l'Élysée. Hormis un Jean-Marie Le Pen peu surprenant, qui s'interrogeait sur les limites de cette union nationale, la ligne unitaire n'a pas souffert de fissure pendant 24 heures. Et puis, jeudi, un appel à "une marche républicaine et silencieuse", lancé à l'issue d'une réunion des partis politiques, des syndicats et des associations de défense des droits de l'homme à l'Assemblée nationale, où n'était pas invité le FN, a déclenché la colère de Marine Le Pen, qui a repris le même air que le président d'honneur de sa formation. Elle s'est posée en victime, déplorant que son parti soit "exclu". "L'idée lancée par le président de la République d'une union nationale dont serait exclu un parti qui représente 25 % des Français transforme cette union en une vaste escroquerie politicienne", a-t-elle osé. "Exclu" au point d'être reçu à l'Élysée Le problème, c'est qu'au lieu d'ignorer cette complainte pour se concentrer sur l'essentiel, ses opposants ont répliqué. "L'unité, ce n'est pas l'unité comme ça, c'est autour des valeurs de la République, sinon, c'est la...

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