"Charlie Hebdo" : "Les victimes policières sont maltraitées"

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L'enquête menée sur l'attentat commis contre Charlie Hebdo aurait révélé des failles dans le dispositif de sécurité.
L'enquête menée sur l'attentat commis contre Charlie Hebdo aurait révélé des failles dans le dispositif de sécurité.

Ingrid Brinsolaro a perdu son mari Franck, officier de sécurité chargé de la protection de Charb, abattu par les frères Kouachi lors de l'attaque perpétrée à la rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier. Alors qu'elle avait été contactée par les autorités pour se rendre à Paris aux cérémonies du 14 juillet, la rédactrice en chef de L'Éveil normand a fini par décliner l'invitation. « Je ne souhaite pas m'étendre sur les raisons qui m'ont poussée à renoncer. Je peux juste vous dire que les victimes de l'attentat issues de la police sont maltraitées et méprisées par le gouvernement. »

À l'appui de son courroux, les mauvaises manières faites à Christophe S., 42 ans, l'équipier de Franck qui, lui aussi, protégeait le patron de Charlie Hebdo. Ce dernier a eu la vie sauve « par hasard ». Le brigadier du service de la protection (SDLP, ex-SPHP) accompagnait Charb depuis trois ans. Franck l'avait rejoint en août 2014. Le matin du 7 janvier, Franck Brinsolaro s'était absenté une demi-heure après avoir déposé Charb à la rédaction. À son retour, Christophe S. descend à son tour sur le boulevard Richard-Lenoir acheter un sandwich. Dans l'intervalle, les Kouachi se sont introduits dans les locaux de Charlie Hebdo. Quand le collègue de Franck remonte, il ne peut que constater le carnage.

Évincé du défilé du 14 juillet ?

Après une prise en charge psychologique succincte, le brigadier a...

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