"Charlie Hebdo" : les enfants, l'école et le drame

le
0
Stephanie Blake, star de la littérature pour enfants (École des loisirs), a plongé son héros Simon dans l'actualité sur son compte Facebook.
Stephanie Blake, star de la littérature pour enfants (École des loisirs), a plongé son héros Simon dans l'actualité sur son compte Facebook.

Jeudi, à midi, pour la cinquième fois seulement dans l'histoire de la Ve République, la France observait une minute de silence, comme l'avait annoncé François Hollande la veille, après le terrible attentat perpétré contre Charlie Hebdo.

Pas le temps de faire de longs discours ou des circulaires détaillées. Jeudi matin, tous les enseignants de France recevaient du ministère de l'Éducation nationale un courrier les invitant à répondre aux questions des élèves et à leurs besoins, rappelant qu'"il appartient à l'École de faire vivre et de transmettre les valeurs et les principes de la République", évoquant la tolérance et le respect mutuel, la liberté, l'égalité et la fraternité.

Compréhension partagée

Bien sûr, la minute de silence décidée par le chef de l'État était applicable dans les établissements scolaires français, dans le primaire, comme dans le secondaire et le supérieur. Pourtant, nombreux sont les directeurs d'école maternelle qui ne l'ont pas observée : "Comment expliquer à des petits de trois ans que l'on doit se taire pour réfléchir à un drame et à la mort ?" note un directeur parisien. Au ministère de l'Éducation nationale, on acquiesce : "Il n'est évidemment pas question de choquer les enfants. Cette minute de silence était laissée à l'appréciation des chefs d'établissement. Il est indéniable qu'on ne traite pas de la même manière un petit de 4 ans qu'un adolescent de 17 ans. On en appelle au bon...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant