Ce que vont devenir les Britanniques résidant en France

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Le Brexit devrait engendrer une baisse des transactions immobilières effectuées par les Britanniques en France... mais aussi une dégradation du niveau de vie pour les Anglais qui habitent en France

Les Britanniques et le patrimoine français, c’est une longue histoire d’amour... que le Brexit est en train de faire vaciller. Beaucoup n’y croyaient pas. Les Britanniques qui ont investi dans la pierre française sont nombreux. Si certains ont opté pour une résidence secondaire - sur la côte Atlantique, à Noirmoutier ou pour un chalet dans les montagnes du Jura - d’autres ont choisi d’y vivre. De nombreux villages français sont peuplés par des Britanniques.

«La Dordogne, le Périgord, la Vendée... S’ils sont peu à Paris par rapport à d’autres nationalités, les Britanniques sont plus nombreux à se laisser séduire par nos villages pour y habiter. Ils adorent investir dans l’ancien pour rénover, par exemple», expliquait il y a quelques jours au Figaro Thierry Delesalle, notaire à Paris. Si l’effet Brexit se faisait déjà sentir depuis plusieurs semaines sur le moral des investisseurs et des Britanniques habitant en France, la tendance ne va probablement pas s’inverser de sitôt...

Un village de 320 habitants et 50 Britanniques

Moins de 24 heures après le résultat du référendum, une livre sterling britannique valait environ 1,20 euro... alors qu’elle en valait encore 1,30 à peine quelques heures avant. C’est désormais l’inquiétude qui a pris place dans l’esprit des Anglais vivant en France. Il y a de quoi: cette baisse de la monnaie britannique entraîne automatiquement une baisse du pouvoir d’achat des sujets de sa Majesté percevant un salaire ou une retraite en livre sterling.

Il y a quelques jours, Le Monde tirait le portrait de Saint-Aubin-de-Cadelech, un petit village en Dordogne très apprécié des Anglais. Sur 320 habitants, une cinquantaine sont britanniques, et s’investissent beaucoup dans la vie locale. «Nous sommes tous des immigrés ici!», rappelle l’un d’entre eux, un retraité habitant en France depuis 16 ans. Idem à Eymet, une commune de 2600 habitants où habitent de nombreux Anglais. «Ici, tout le monde est effondré par le résultat du Brexit, surtout les Britanniques qui résident à Eymet», raconte au Figaro l’agence immobilière Eleonor.

Il y a quelques jours, les agences immobilières locales constataient une certaine frilosité des acheteurs britanniques, qui ont toujours la même envie d’acheter en France... mais laissent leur décision en suspens. Reste à espérer que le Brexit ne va pas provoquer une vague d’abandon des projets immobiliers. «Les grèves, la pénurie de carburant... Tout arrive en même temps, et vu de l’extérieur aussi, c’est très peu encourageant», décrit Trevor Legett, fondateur du réseau immobilier du même nom.

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  • bearnhar le samedi 25 juin 2016 à 12:04

    Ils vont aller dépenser leur € en GB si la Livre dévisse vraiment, ça va etre régalade. L'UE des dumpings va continuer de plus belle.

  • calippe3 le vendredi 24 juin 2016 à 13:49

    ça va s'arranger il le faut ........ et ils sont des immigrés bienvenus qui ne changent pas nos us et coutumes et s'intègrent bien chez nous