Ce que préparent les États-Unis en Syrie

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Barack Obama, aux côtés du secrétaire à la Défense Chuck Hagel et du chef d'état-major interarmées, le général Martin Dempsey.
Barack Obama, aux côtés du secrétaire à la Défense Chuck Hagel et du chef d'état-major interarmées, le général Martin Dempsey.

Si les bombardements américains contre les positions de l'État islamique en Irak se sont révélés pour l'heure relativement efficaces, les États-Unis ne viendront pas à bout de l'organisation djihadiste sans la frapper dans son fief en Syrie, où réside l'essentiel de ses ressources en combattants et en pétrole. Barack Obama l'a bien compris et a annoncé il y a dix jours qu'il n'hésiterait pas à agir contre l'EI "où qu'il soit". Pourtant, alors que le président américain va sans nul doute réussir à mettre sur pied une vaste coalition internationale sur l'Irak, avec l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, la tâche s'annonce autrement plus ardue, voire impossible, concernant la Syrie.

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La clé du problème réside dans le rejet américain de l'offre de collaboration "contre le terrorisme" proposée par le régime syrien. Autrement dit, sans demande explicite formulée par Damas, l'Amérique se retrouvera dans l'illégalité si elle frappe en Syrie. D'autant plus qu'à l'ONU Bachar el-Assad dispose d'un allié indéfectible - la Russie -, qui opposera son veto à toute résolution sur une intervention militaire en Syrie, que Moscou a d'ores et déjà qualifiée d'"agression". Rappelant son attachement au droit international, la France, qui a mené vendredi ses premières frappes contre l'État islamique en Irak, a d'ailleurs précisé qu'elle n'interviendrait pas aux côtés des Américains dans...

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