Ce que leurs gestes disent des politiques

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François Hollande, candidat PS à la présidentielle 2012, lors d'un meeting à Forbach, pointe l'horizon, deux jours avant le deuxième tour, en signe de ralliement. 
François Hollande, candidat PS à la présidentielle 2012, lors d'un meeting à Forbach, pointe l'horizon, deux jours avant le deuxième tour, en signe de ralliement. 

Il était autrefois un signe de ralliement à la République. Aujourd'hui, l'index tendu signe le plus souvent une mise à l'écart, une marginalisation. Qui n'a jamais vu un Manuel Valls ou un Nicolas Sarkozy, au plus fort de leur colère, brandir dans l'hémicycle un index rageur ? Dans les lieux de pouvoir, il arrive pourtant que le doigt brandi désigne encore un idéal à atteindre. Il ponctue alors un propos que ces grands hommes voudraient intangible, admis de tous. Pour la revue Mots. Les langages du politique, Aude Dontenwille-Gerbaud, maître de conférence en Histoire contemporaine, a étudié la signification de ce bras levé horizontalement, index pointé vers l'horizon. Il s'agit d'une "volonté identitaire politique, écrit-elle, un geste démonstratif et revendiqué, très largement repris, y compris dans les caricatures, véritable mise en scène du projet républicain".

Manuel Valls, le doigt pointé vers les Tuileries le 19 mai 2012, lors de l'investiture de François Hollande.

Un geste guerrier

Ce geste symbolique a été immortalisé en France sous forme de statues : majestueuses figures de bronze ou de marbre ? un Danton ou un Mirabeau ? dressées au milieu des places de nos communes pour nous rappeler la force de la Révolution et nous transmettre ses idéaux. À la lumière de l'Histoire, la statue de Gambetta, naguère place du Carrousel à...

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