Cazeneuve reprend Macron sur la situation à Calais

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CAZENEUVE TEMPÈRE LES PROPOS DE MACRON SUR LA SITUATION À CALAIS
CAZENEUVE TEMPÈRE LES PROPOS DE MACRON SUR LA SITUATION À CALAIS

PARIS (Reuters) - Bernard Cazeneuve a tempéré vendredi les propos d'Emmanuel Macron au sujet des conséquences d'une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sur la situation à Calais et appelé à éviter les déclarations intempestives.

Le ministre de l'Intérieur a réagi à l'affirmation de son collègue au gouvernement, selon qui un "Brexit" pourrait entraîner l'ouverture de la frontière française aux migrants désireux de rejoindre le Royaume-Uni.

"Sur ce sujet-là, ce ne sont pas des déclarations qui font le buzz dont on a besoin, c'est d'une action dans la durée, (...) une action persévérante qui donne des résultats", a dit vendredi Bernard Cazeneuve sur BFM TV et RMC Info.

"Le sens de mon propos, c'est que ces sujets sont d'une extraordinaire complexité, que sur les sujets compliqués il faut travailler beaucoup et parler peu", a insisté le ministre de l'Intérieur, soulignant qu'Emmanuel Macron n'était pas responsable de ce dossier.

D'après Bernard Cazeneuve, il n'est pas envisageable de délivrer un laissez-passer aux près de 4.000 migrants aujourd'hui installés à Calais (Pas-de-Calais) dans l'espoir de traverser la Manche.

"Les Anglais, qui sont maîtres de leur propre frontière, peuvent la bloquer au moment de l'arrivée des migrants en Grande-Bretagne. Ils sont à ce moment-là reconduits en France et j'aurais alimenté un flux et augmenté un stock et aggravé un problème humanitaire", a-t-il dit.

Jeudi, François Hollande et David Cameron ont tenu un sommet franco-britannique à Amiens, durant lequel ils ont évoqué la question migratoire et en particulier le cas des mineurs isolés du camp de Calais.

Le président français a déclaré que ces mineurs devaient pouvoir gagner le Royaume-Uni lorsqu'ils y ont de la famille, une position réaffirmée par Bernard Cazeneuve.

Interrogé par le Financial Times sur un possible Brexit à l'issue du référendum prévu en juin, Emmanuel Macron avait alerté sur les conséquences possibles d'un tel scénario.

"Le jour où cette relation se terminera, les migrants ne seront plus à Calais", avait-il prévenu dans cet entretien publié jeudi.

(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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  • wanda6 il y a 9 mois

    Gageons qu’il n’y a qu’en France que personne, dans les plus hautes sphères de l’État, n’a osé même réfléchir à ce qui se passerait en cas de multiplication des « Xit » et comment la France pourra défendre ses intérêts lorsque le château de cartes s’écroulera. En France, parler de « Frexit » est interdit dans tous les grands médias, l’ U P R en sait quelque chose

  • wanda6 il y a 9 mois

    la Grande-Bretagne est un pays souverain, elle n'est pas dans l’espace Schengen . Monsieur Macron confond la politique avec le commerce. Faire peur pour régner

  • carmine1 il y a 9 mois

    en effet macron aurait eu à y gagner dans le fait de se taire, plutôt que de donner l'impression d'être un démagogue accompli, ignorant des règles des aller et retour des migrants.....surfant sur les sondage qui font de ce ministre l'alpha et l’oméga de la politique gouvernementale.

  • calippe3 il y a 9 mois

    M MACRON est sûrement en synergie avec ...... M HOLLANDE surtout quand on a entendu son discours hier avec M CAMERON

  • kurki il y a 9 mois

    FH avait affirmé la même chose que Macron, dans sa menace à Cameron ! Donc Cazeneuve désavoue FH !

  • Berg690 il y a 9 mois

    95% de migrants économiques.