Cazeneuve : la revanche du notaire de province

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Le ministre de l'Intérieur répond aux journalistes après l'assaut simultané des forces de l'ordre contre les preneurs d'otage à Paris.
Le ministre de l'Intérieur répond aux journalistes après l'assaut simultané des forces de l'ordre contre les preneurs d'otage à Paris.

Dans l'hémicycle, tous les députés l'ont applaudi. Même François de Rugy. Le coprésident du groupe des Verts à l'Assemblée, qui accusait le ministre de l'Intérieur d'avoir "sali l'honneur de la gendarmerie" après la mort de Rémi Fraisse, a ravalé "la haine" qu'il avait "à la commissure des lèvres". Les représentants nationaux de toutes couleurs politiques étaient à l'unisson lorsque Manuel Valls lui a rendu hommage. Hier, il était conspué pour sa gestion des forces de l'ordre lors du drame de Sivens. Seul Manuel Valls et Jean-Yves le Drian l'avaient soutenu. Aujourd'hui, il est le héros qui a dirigé avec autorité l'assaut des policiers lors des prises d'otage des frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly. Un bond plus important que le président et le Premier ministre dans les sondagesBernard Cazeneuve est de ceux qui n'ont pas besoin de crier pour se faire entendre. Il laisse les éclats de voix aux autres ministres. Fidèle à lui même, il est resté placide lors de sa conférence de presse au lendemain des attentats. Mais ses chuchotements, qu'on attribuait à un déficit de charisme avant le drame, furent considérés comme une marque de calme et de lucidité au moment de donner des ordres à ses troupes. Et s'ils peinent parfois à l'entendre, les Français ne le voient plus du même oeil. Celui qui déclare avoir pour "obsession" le service de l'État a fait un bond plus important que le président et le Premier ministre dans les premières études...

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