Cazeneuve: l'assaillant du commissariat n'avait pas de complices

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L'ASSAILLANT DU COMMISSARIAT DU 18E AURAIT SÉJOURNÉ DANS PLUSIEURS PAYS DE L'UE
L'ASSAILLANT DU COMMISSARIAT DU 18E AURAIT SÉJOURNÉ DANS PLUSIEURS PAYS DE L'UE

PARIS (Reuters) - L'assaillant d'un commissariat du 18e arrondissement de Paris n'avait pas de complices et aurait séjourné dans plusieurs pays de l'Union européenne, a déclaré dimanche Bernard Cazeneuve qui a appelé à la prudence face aux informations circulant sur l'identité et le parcours de cet homme.

Selon la police régionale allemande, l'homme qui a tenté de pénétrer armé jeudi dans le commissariat de la Goutte d'or avant d'être abattu par la police, a vécu dans un centre de demandeurs d'asile à Recklinghausen, au nord de Cologne.

Il aurait, selon l'hebdomadaire allemand Welt am Sonntag, peint un symbole de l'Etat islamique sur le mur de son appartement et se serait fait enregistrer en Allemagne sous des identités et des nationalités différentes, comme marocaine ou syrienne.

"J'appelle à la plus grande prudence", a dit le ministre de l'Intérieur dans le "Grand Rendez-Vous Europe 1-Le Monde-iTELE".

"Ce que nous avons aujourd'hui, c'est que l'identité sur laquelle l'enquête était partie n'était pas la bonne, qu'il est sans doute d'origine tunisienne, que son nom serait Tarek Belgacem et qu'il aurait séjourné dans plusieurs pays de l'Union européenne, le Luxembourg, la Suisse, l'Allemagne".

"Pour ce qui concerne l'information qui est diffusée selon laquelle il aurait été dans un centre pour réfugiés en Allemagne et aurait demandé l'asile, c'est une information que je ne peux pas confirmer parce que je ne suis tout simplement pas sûr qu'elle soit exacte", a ajouté Bernard Cazeneuve.

A la question de savoir s'il pensait que l'assaillant avait pu avoir des complices, il a répondu : "pas à ma connaissance".

L'agresseur, qui était armé d'un hachoir de boucher et portait une ceinture d'explosifs factice, s'était précipité jeudi vers 11h30 vers le commissariat, un an jour pour jour après la tuerie de Charlie Hebdo.

La police a retrouvé sur lui un texte de revendication dans lequel il prête allégeance au chef de l'Etat islamique et un téléphone portable doté d'une puce allemande.

(Marine Pennetier, avec John O'Donnell à Francfort, édité par Eric Faye)

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