Caroline Galactéros : comment l'Occident a perdu tout crédit

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Les atermoiements de Barack Obama notamment en Syrie ont favorisé l'organisation État islamique.
Les atermoiements de Barack Obama notamment en Syrie ont favorisé l'organisation État islamique.

L'Occident mérite son étymologie : il décline, victime du chaos stratégique de ce début de siècle. Tout a commencé lors des guerres balkaniques des années 90. Les pierres angulaires du droit international imaginé en 1945 (intangibilité des frontières, non-ingérence dans les affaires des États membres) volent en éclats en 1999, avec les frappes occidentales sur la Serbie et le Kosovo, sans mandat, en autosaisine de l'Otan, dont aucun membre n'a été attaqué et sur un prétexte humanitaire construit ex post. La Russie est à terre, la Chine monte en gamme discrètement. L'hubris de l'hyperpuissance américaine peut s'exercer sans contrepoids. Après une décennie jubilatoire, première alarme : un inconnu prend sans bruit le pouvoir à Moscou. Vladimir Poutine met fin au conflit tchétchène, place sous sa coupe ou en exil plus ou moins forcé les "oligarques" sous influence occidentale, soigne l'orgueil blessé d'une Russie humiliée par l'Occident. La chute de l'Occident devient vertigineuse après le 11 Septembre. La dé-sanctuarisation brutale du territoire américain enclenche une réaction vengeresse au prétexte du "Grand Moyen-Orient" démocratique et d'une "guerre globale contre le terrorisme". L'invasion de l'Irak, vieux rêve lancé sous Clinton, concentre les moyens au lieu de cibler en priorité l'Afghanistan, sanctuaire d'al-Qaida. L'Amérique traquera dix ans Oussama Ben Laden, avant de l'assassiner. Les plus féroces tirent les marrons...

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