Carburants: des prix en baisse pour les grands départs en vacances

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Les prix du gazole et du sans plomb reculent ou stagnent ces derniers jours. Mais la hausse des cours du baril de brut pourrait bien changer la donne dans les prochains mois.

C'est parti pour les juillettistes! Ce vendredi signe le début des vacances pour certains chanceux. Il est aussi synonyme de longs voyages en voiture, comme l'indique le drapeau orange dressé par Bison Futé dans le sens des départs aujourd'hui (il est même rouge en Ile-de-France). Au moment d'aller faire le plein, les vacanciers pourront au moins constater que les prix à la pompe sont restés stables ces derniers jours, voire en légère baisse. Ainsi, selon Carbeo, les prix du gazole stagnent depuis une semaine et s'affichent à 1,150 euro/litre. Le sans plomb 95 baisse de 0,3 centime sur la même période à 1,346 euro/litre. Le sans plomb 98 en revanche est en légère hausse (+0,2 centime/litre) à 1,402 euro/litre, tout comme le sans plomb 95-E10 qui s'affiche à 1,324 euro/litre (+0,4 centime).

Les prix ont baissé depuis leur remontée de la fin du mois de mai. Deux événements avaient contribué à augmenter les prix à la pompe pendant cette période. Tout d'abord, une remontée des cours du pétrole avec un baril de Brent qui franchissait à la hausse la barre symbolique des 50 dollars (le WTI s'en était rapproché pour finalement l'atteindre début juin), rendant inévitable une hausse à la station-service. Mais la France était aussi touchée, fin mai, par une pénurie de carburant. Comme le dénonçaient les automobilistes, certains pompistes en avaient profité pour donner un coup d'accélérateur aux prix. D'après 60 millions de consommateurs, 33 stations avaient par exemple augmenté le prix du gazole de plus de 10%.

Hausse des cours du baril en vue

Même si les prix ont reflué depuis, ils restent éloignés des plus bas touchés en début d'année. En janvier, le litre de gazole tournait autour de 1 euro le litre et avait même chuté sous ce seuil. Il ne faudra pas s'attendre à le voir retomber aussi bas dans les mois qui viennent. Même si les prix du baril sont revenus sous les 50 dollars ces derniers jours, notamment après l'annonce du Brexit, les analystes n'imaginent plus les prix du pétrole dégringoler à nouveau. Depuis le début de l'année, ils affichent une hausse de l'ordre de 30%.

Les investisseurs sont en ce moment optimistes. Ils sont notamment confiants dans la disposition des banques centrales à soutenir l'économie après le choc du Brexit. Ils ont aussi balayé les perspectives de hausse rapide des taux d'intérêt américains qui aurait pu soutenir le dollar et donc renchérir les prix du baril libellés dans cette devise.

Ils veulent également croire à un rééquilibrage prochain de l'offre, dont l'excès plombe les marchés depuis plusieurs mois. Au-delà des interruptions inattendues de la production -comme les incendies au Canada ou les violences au Nigeria entre le gouvernement et les groupes rebelles responsables de nombreux sabotages d'installations pétrolières-, ils s'attendent à une baisse de production aux États-Unis où les faillites se multiplient.

«La baisse rapide de production liée à l'exploitation des pétroles de schiste laisse augurer une possible accélération de la baisse de production. En effet, la forte baisse du nombre de forages aux USA ces derniers mois devrait logiquement être suivie, dans les 12 à 18 mois, d'une baisse comparable dans la production», estime Benjamin Louvet, gérant matières premières, chez OFI AM. Ce dernier table sur un pétrole à 60 dollars en fin d'année. Finies, donc, les prévisions de certains experts qui pariaient sur un baril à 20 dollars...

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