Campagne en France pour apprendre les "gestes qui sauvent"

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CAMPAGNE POUR APPRENDRE "LES GESTES QUI SAUVENT"
CAMPAGNE POUR APPRENDRE "LES GESTES QUI SAUVENT"

PARIS (Reuters) - La multiplication des attentats a incité le gouvernement français à faire des "gestes qui sauvent" une grande cause nationale cette année, après l'environnement en 2015.

Il a lancé mercredi une campagne sur ces premiers secours qui peuvent empêcher des décès souvent évitables et rendus encore plus indispensables dans le contexte terroriste.

"Nous avons à nous préparer pour faire face à d'autres attentats", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, lors d'un déplacement à la Maison des sapeurs-pompiers de France, dans le XIe arrondissement de Paris.

"Chaque citoyen peut, dès lors qu'il maîtrise les gestes essentiels, sauver des vies", a-t-il ajouté en présentant la campagne conduite par les sapeurs-pompiers, la Protection civile et la Croix-Rouge.

La campagne, qui présente "cinq réflexes à connaître pour sauver des vies", sera relayée pendant deux mois sur tous les supports possibles (presse écrite, télévision, radios et réseaux sociaux via le hashtag #GestesQuiSauvent).

Elle va bien au-delà de la seule menace terroriste car, chaque année, 20.000 personnes meurent en France à la suite d’accidents domestiques, quasiment cinq fois plus que le nombre de morts sur les routes, et 500.000 sont hospitalisées.

Deux des trois gestes de premier secours présentés portent cependant sur des situations que l’on retrouve après un attentat, notamment comment réagir face à une personne en arrêt cardiaque, et comment stopper une hémorragie. La troisième situation mise en évidence est le risque d’incendie domestique.

Bernard Cazeneuve a souligné qu'après les attentats de janvier et novembre 2015, de nombreuses personnes avaient exprimé le besoin de suivre une formation de secouriste, notamment la pose d'un garrot, geste jugé indispensable. A ce jour, 80.000 personnes ont pu se former lors de 8.000 sessions organisées par les pompiers ou la Croix-Rouge, a précisé le ministre.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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