Calais, ville morte !

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La police aux abords du centre Jules-Ferry qui assure un accueil de jour pour les migrants qui espérant, à Calais, passer en Grande-Bretagne.  
La police aux abords du centre Jules-Ferry qui assure un accueil de jour pour les migrants qui espérant, à Calais, passer en Grande-Bretagne.  

Au c?ur de la Zac du Chemin vert, en bordure de l'A16, seule dans la vaste salle du Quick, une jeune femme finit son déjeuner. Il est 15 h 30 ce mardi 26 janvier et il n'y a pas d'autre personne attablée. La consommatrice est en fait la directrice de l'établissement. Sous son nez, le quotidien calaisien Nord Littoral du jour, avec un titre sur deux lignes en une : « Les No Borders [des activistes qui militent pour l'abolition des frontières, NDLR] aident-ils la cause des migrants ? » La veille, c'est La Voix du Nord qui barrait sa une d'un gros titre, « Pour que vive Calais », illustré d'une photo des 2 000 manifestants venus affirmer dimanche sur des banderoles « Mon port est beau, ma ville est belle ». Une marche désirée par le tissu économique local, qui appelle l'État au secours.

Un collectif de salariés du port de Calais réclame d'ailleurs depuis décembre l'éloignement du centre d'accueil de jour Jules-Ferry, qui, depuis mars 2015, aimante 4 000 migrants dans un lieu névralgique pour l'industrie locale. Selon eux, ce sont des milliers de camions qui se sont détournés de Calais en décembre, les transporteurs se lassant des difficultés rencontrées et choisissant de passer par le Dunkerquois ou la Belgique?

La fréquentation anglaise en baisse de 60 %

De l'autre côté de la rue du Chemin vert, le restaurant Courte Paille aussi est vide....

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