Calais, ville d'accueil de migrants (2) : la jungle, "ce bidonville"

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Les migrants, aidés par les associations, ont aménagé eux-mêmes un terrain prêté par la municipalité, situé en périphérie de la ville.
Les migrants, aidés par les associations, ont aménagé eux-mêmes un terrain prêté par la municipalité, situé en périphérie de la ville.

"Oui, oui, vous êtes bien en France", affirme avec ironie un salarié de Médecins du monde en pénétrant sur le site de la "new jungle" de Calais. Le terrain, "prêté" par la municipalité après l'évacuation de plusieurs squats dans le centre-ville, surprend. Situé à l'extérieur de la ville, au niveau d'une sortie d'autoroute, il accueille aujourd'hui plus de 1 000 migrants, dans des conditions qui frôlent la "crise humanitaire", selon les associations.

Créé à partir de rien, le site sert aujourd'hui de lieu pour installer les abris des migrants. Tentes, plastique, bois, palettes industrielles, tout peut servir à se créer un toit pour dormir. Le centre Jules-Ferry, à un kilomètre de là, n'accueille en effet les migrants que l'après-midi. Le reste du temps, la vie s'organise, entre le bruit des camions sur l'autoroute, et le froid glacial du nord de la France. Fragiles abris de fortune

Certains arrivent parfois sur le campement sans vêtements chauds. Ils grelottent par dizaines au bord de la route en attendant l'aide des associations de la région. Pour animer le quotidien, certains mettent la musique à fond sur leur téléphone portable. D'autres construisent un peu plus loin des petits restaurants, des bars, des lieux de culte. Tout est bien sûr très fragile, le vent fait voler les bâches de plastique, un feu a accidentellement emporté dernièrement la seule église du campement.

Sans point d'eau en dehors de...

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