Calais : les militants nationalistes donnent de la voix

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Des policiers français lors d'une distribution de nourriture, à Calais.
Des policiers français lors d'une distribution de nourriture, à Calais.

Des crânes rasés, des blousons noirs et à la tribune, sous un grand soleil, des leaders de l'ultra droite venus des quatre coins de France : Thomas Joly, leader du Parti de la France, Yvan Benedetti, ex-dirigeant de l'Oeuvre française dissoute à l'été 2013, ou encore Olivier Roulier, le fils du responsable du réseau Identités. Pour sa troisième manifestation, le collectif Sauvons Calais, lancé à l'automne 2013 par le jeune militant nationaliste Kevin Reche, a voulu s'entourer. Sans réussir pourtant à créer un raz-de-marée : ils étaient 150 dimanche devant l'hôtel de ville de Calais, selon la police. Un millier, selon Thomas Joly, les militants du parti assuraient le service d'ordre. "On a organisé des covoiturages depuis Lyon, avec Yvan Benedetti", raconte un groupe de jeunes garçons. "On voulait manifester notre solidarité aux Calaisiens contre l'invasion des migrants, on veut une France française." Quelques habitants de la ville soutiennent le mouvement pour la première fois. Tous parlent de "ras-le-bol" et d'un climat général d'insécurité. "On peut plus aller au parc, on peut plus laisser les enfants seuls, on les entend passer le soir devant nos fenêtres", dit Lydie, 64 ans. "Les politiques ne font rien pour nous aider."Au micro, on va plus loin. Les personnalités invitées conspuent le gouvernement, dénonçant pêle-mêle la "Guyanaise anti-française" Taubira, la Marocaine Belkacem, l'Espagnol Valls ou le "ministre des affaires...

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