Calais : "Les migrants, on les aime, mais ils ne peuvent pas rester là"

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L'entrée de la jungle sous le pont de la rocade.
L'entrée de la jungle sous le pont de la rocade.

À 400 mètres du camp des réfugiés, cris de mouettes et vrombissement de ferry. « Vous avez vu comme il est beau, comme il est bien organisé ? C'est pas beau ces couleurs, même par un ciel gris ? » Certainement, le port de Calais tient en Jean-Marc Puissesseau son meilleur VRP. « J'en suis amoureux », confesse son PDG, enveloppant d'un regard tendre les cinq postes par lesquels passe tout le trafic. Quinze ans de sa vie qu'il a consacrés à la transformation de ce qui est aujourd'hui le deuxième port de voyageurs au monde. 650 millions d'euros de travaux y ont été investis depuis cinq ans.

Aussi, « l'invasion » du port par des réfugiés, trois semaines auparavant, a-t-elle été vécue comme un cauchemar. En marge d'une manifestation, une centaine d'entre eux avait réussi à franchir la zone de sécurité et monter à bord. Une première dans l'histoire du port.

« On s'adapte, mais les migrants aussi », s'inquiète une employée du port, « c'est un cercle vicieux ». Jean-Marc Puissesseau abonde : « Si un endroit est bloqué, ils iront dans un autre. » Et de rappeler la détermination de ces gens qui ont « tout vécu », prêts à n'importe quoi pour rallier la Grande-Bretagne. « Moi, je voudrais bien les laisser passer. Mais je n'ai pas le droit. »

Alors, faut-il augmenter les forces de l'ordre présentes ? Le responsable du port s'y oppose :...

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