Bygmalion : sur la piste des millions évaporés

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Guillaume Lambert, directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012.
Guillaume Lambert, directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012.

L'un des témoins clés de l'affaire Bygmalion demande des comptes à la justice. Ou, plus exactement, des factures ! Comme le révèle i>Télé, Guillaume Lambert, l'homme qui pilotait l'organisation de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy depuis l'Élysée, a réclamé fin juillet une expertise de l'ensemble des factures des sous-traitants ayant été rémunérés avec l'argent de l'UMP.

Mis en examen pour « usage de faux, recel d'abus de confiance, escroquerie et complicité de financement de campagne illégal », le jeune préfet de 44 ans veut savoir à quelles prestations correspondent réellement les millions d'euros versés par le parti à Event & Cie, la filiale événementielle de Bygmalion.

Manque de curiosité

Guillaume Lambert conteste formellement la version servie par les dirigeants de la société au juge Tournaire, selon laquelle ces fausses factures auraient servi à masquer un surplus de dépenses du candidat Sarkozy pendant la campagne. Il s'étonne que personne, ni au Pôle financier ni à l'UMP (devenue depuis Les Républicains), n'ait eu la curiosité de mettre en parallèle les missions des sous-traitants telles qu'actées dans les devis et factures avec les montants décaissés, afin de vérifier que l'on était bien dans les prix du marché.

Il rappelle que sur les 18 millions payés hors compte de campagne officiel par le parti à la petite boîte de com, 9 millions seulement sont à ce jour...

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