Burundi : les raisons d'une crise

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La police, fidèle au président Pierre Nkurunziza, arrête un manifestant le 13 mai à Bujumbura.
La police, fidèle au président Pierre Nkurunziza, arrête un manifestant le 13 mai à Bujumbura.

Comment est née la crise au Burundi ?La capitale, Bujumbura, vit au rythme de manifestations, depuis plus de deux semaines (26 avril) qui ont déjà fait plus de 20 morts. La société civile et une partie de l'opposition se sont mobilisées contre la candidature à l'élection présidentielle, initialement prévue le 26 juin, de Pierre Nkurunziza. Le président sortant est au pouvoir depuis 10 ans, il a été élu en 2005 et 2010. Ce troisième mandat serait, selon ses opposants, illégal puisque la Constitution n'autorise que deux mandats, selon les dispositions prises lors des Accords d'Arusha, en 2005. L'opposition n'est d'ailleurs pas la seule à dénoncer cette candidature : lorsqu'elle a été annoncée, elle divisait le CNDD-FDD, le parti présidentiel. Selon ses partisans, au contraire, Pierre Nkurunziza n'a pas été élu au suffrage universel la première fois (mais par l'Assemblée nationale et le Sénat) et peut donc se présenter, au suffrage universel, pour la deuxième fois depuis 2010. Les Accords d'Arusha mettaient un terme à la guerre civile commencée en 1993, qui avait fait 300 000 victimes.Quels sont les derniers développements ?Mercredi 13 mai, le général Godefroid Niyombare a annoncé, sur l'une des dernières radios privées qui émettaient encore, Isangarino, la destitution du chef de l'État, Pierre Nkurunziza. Celui-ci s'était rendu en Tanzanie pour un sommet de la Communauté est-africaine (Burundi, Kenya, Ouganda, Tanzanie, Rwanda),...

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