Bureau national du PS : l'exercice d'équilibriste de Cambadélis

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Le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, mardi 24 février 2015, lors du bureau national du PS.
Le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, mardi 24 février 2015, lors du bureau national du PS.

Le bureau national du PS a à peine commencé mardi que le texte présenté par Jean-Christophe Cambadélis pour remettre de l'ordre dans les rangs après le psychodrame de la loi Macron filtre sur Twitter. Le premier secrétaire, furieux, s'agace : "C'est la démonstration du non-respect de notre vie interne." "Je suis tétanisé", ironise dans la foulée un député.

L'examen et le débat autour de la résolution (qui sera finalement adoptée avec 29 voix pour, 9 abstentions et 3 non-participations au vote) durent ensuite deux heures trente. "Rien n'est tranché, déplore un présent. Ce texte va faire pschitt."

C'est vrai que le PS y décide finalement de... ne pas choisir entre soutien au gouvernement et soutien aux frondeurs. "Le PS doit se ressaisir", écrit en préambule le premier secrétaire, qui estime que "le manque de respect, de fraternité ou tout simplement de camaraderie a atteint un niveau intolérable". S'ensuit un exercice d'équilibriste.

"Personne ne peut être inquiété pour les idées qu'il défend"

D'abord, alors que Manuel Valls a assumé un "acte d'autorité" en employant le 49.3 et que le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a dit souhaiter des sanctions contre les frondeurs, Cambadélis martèle : "Le PS est un parti de débat. Personne ne peut être inquiété pour les idées qu'il défend. Il ne peut y avoir des décisions administratives collectives."

Voilà pour le soutien aux frondeurs qui se succèdent pendant la réunion -...

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