Bretagne : candidat et ministre, le rôle de Le Drian agite la campagne

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Reste à savoir si les Bretons comprendront, comme l'assure M. Le Drian
Reste à savoir si les Bretons comprendront, comme l'assure M. Le Drian

Après les attentats du 13 novembre, la candidature en Bretagne du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, à l'heure où la France est "en guerre", suscite critiques et interrogations. Tour à tour, les principaux challengers du ministre-candidat, qui part favori pour garder la région au PS, l'ont appelé à clarifier sa position, voire à renoncer à se présenter.

Pour Marc Le Fur (LR), chef de file de la droite, mais lâché récemment par les centristes, M. Le Drian "ne pourra pas assumer sa tâche de président de Bretagne s'il est élu" et doit dire qui la présidera à sa place.

Un avis partagé par Gilles Pennelle, tête de liste du FN, et l'ancien Bonnet rouge Christian Troadec (DVG), à la tête de la liste régionaliste "Oui, la Bretagne", qui évoque "le respect dû aux électeurs". L'intéressé a répondu qu'il resterait ministre "tant que le président de la République le jugera nécessaire", n'excluant pas une période de cumul durant laquelle il gérerait la région "avec les compétences de ses vice-présidents".

Reste à savoir si "les Bretons comprendront", comme l'assure M. Le Drian, qui a déjà dirigé la Bretagne de 2004 à 2012. En attendant, il a renoncé à tous ses meetings de campagne.

Avant les attentats et la déclaration de l'état d'urgence, les sondages semblaient promettre une victoire relativement confortable à la gauche avec 46 % des voix au second tour, contre 36 % à la liste Le Fur et 18 % au...

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