Brésil : une réélection à haut risque pour Dilma Rousseff

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La présidente brésilienne Dilma Rousseff en campagne électorale.
La présidente brésilienne Dilma Rousseff en campagne électorale.

D'abord, la bonne nouvelle pour Dilma Rousseff : la popularité de la présidente brésilienne n'a pas pâti de l'humiliante défaite à domicile du Brésil, 7-1 contre l'Allemagne il y a deux mois en Coupe du monde. "L'effet a été pratiquement neutre sur les intentions de vote", explique Mauro Paulino, directeur de l'institut de sondage Datafolha. Et puis, il y a les mauvaises nouvelles qui s'accumulent sur le bureau présidentiel de la protégée de Lula. Elles sont nombreuses. Il y a le ras-le-bol des électeurs après douze ans au pouvoir du Parti des travailleurs (huit ans de Lula da Silva et quatre ans de Dilma Rousseff), palpable depuis les manifestations de juin 2013 contre la hausse du prix des transports en commun. "Je ne sais pas encore pour qui je vote au premier tour et au deuxième tour, mais ce sera contre la présidente et le PT. Le Brésil doit changer de cap", souffle, par exemple João, chauffeur de taxi à São Paulo. Il y a, aussi, une économie brésilienne en berne. Fini, le miracle économique loué en couverture par The Economist en 2009, avec un Christ rédempteur transformé en fusée. Après un sommet à 7,5 % en 2010, la croissance a chuté (2,7 % en 2011, 1 % en 2012, 2,5 % en 2013). Plus grave, le Brésil est entré en récession au premier semestre de l'année. Le gouvernement reconnaît que la Coupe du monde de football n'a pas servi de coup de pouce. Au contraire. La baisse du nombre de jours ouvrables a freiné l'activité....

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