Blocages de routiers avant la reprise des négociations

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LES ROUTIERS MAINTIENNENT LA PRESSION
LES ROUTIERS MAINTIENNENT LA PRESSION

PARIS (Reuters) - La CFDT Transport a lancé mercredi, après une première vague d'actions de l'intersyndicale des routiers, une série de blocages de zones pétrolières et de sites logistiques dans l'attente d'une reprise jeudi des négociations salariales.

Le gouvernement a annoncé mardi qu'il réunirait jeudi les organisations patronales et syndicales avec l'espoir de les voir reprendre les négociations salariales, dans l'impasse depuis la semaine dernière.

Auparavant, trois des principales organisations patronales du secteur s'étaient dites favorables à la nomination d'un médiateur, une demande formulée la veille par l'intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFE-CGC.

Mais cette ouverture n'a pas dissuadé la CFDT, premier syndicat du secteur et qui n'était pas jusqu'à mercredi présent dans le conflit, de maintenir sa journée d'action, alors que le mouvement de l'intersyndicale, lancé le 18 janvier, s'essoufflait.

"La mobilisation est plus importante que prévu", a déclaré Fabian Tosolini, porte-parole de la CFDT Transport, évaluant à près d'un millier le nombre de militants mobilisés.

Des blocages de dépôts pétroliers et de zones industrielles ont été installés en Normandie, en Champagne-Ardennes, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Bourgogne, dans les Pays de la Loire et dans la région Centre.

Des opérations de filtrage de poids lourds étaient également prévues en Lorraine, en Bretagne et dans la région Alpes-Provence-Côte d'Azur.

Les syndicats, qui dénoncent une "smicardisation" de la profession, demandent une augmentation de 5% en moyenne et d'autres avantages, dont un 13e mois, alors que les patrons proposent entre 1% et 2% d'augmentation au maximum.

FNTR, TLF et Unostra ont suggéré mardi, comme l'avait fait en fin de semaine dernière l'OTRE, que la négociation porte sur "l'ensemble des chantiers professionnels", dont la protection sociale, la formation ou la convention collective.

"La question des revalorisations des minima conventionnels à l'embauche ne doit pas occulter ces chantiers qui concernent aussi la rémunération des salariés", écrivent-elles.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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