Béziers : Nadine Morano, du lamento au solo

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Nadine Morano fait désormais campagne pour son propre compte. 
Nadine Morano fait désormais campagne pour son propre compte. 

Elle arrive, toute de noir vêtue, sobre comme une Romaine qui porterait le deuil. Deuil bien médiatique d'une complicité passée avec Nicolas Sarkozy dont une nuée de caméras et de micros sont venus se faire l'écho, ici à Béziers où quelques centaines de militants l'attendent au c?ur de l'automne dans une modeste salle de réunion. Béziers, ville de l'affront d'où Nicolas Sarkozy l'avait traitée en paria il y a à peine quelques semaines, sans même prononcer son nom. « Tant que je serai président (des Républicains, NDLR), personne ne portera le drapeau de notre famille en prétendant que la France est une race. »

« Je suis venue pour lui répondre, car les propos qu'il me prête ne sont pas les miens », explique-t-elle d'abord sagement aux journalistes. Petit tour de chauffe avant de faire face à l'habituel déferlement des questions, parfois un peu piégeuses, pour lui en faire dire plus sur la France pays de race blanche. « J'espère que le Petit Journal n'est pas là », s'inquiète-t-elle. Une sorte de mini-conférence de presse s'improvise alors devant la salle de réunion. Et Nadine redevient vite Morano, voix qui tonne et registre gouailleur : « On ne peut pas défiler le 11 janvier pour la liberté d'expression et ne pas la garantir dans son propre camp » ou encore « C'est quoi, ce parti où on va bientôt nous distribuer un lexique des mots interdits ?». Le ton est donné. L'eurodéputée LR n'entend pas jouer les...

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  • am013 le vendredi 30 oct 2015 à 09:21

    Et que dire de sa position sur l'affaire balkany ou un des vôtres a demandé à juste titre qu'il soit déchu du parti....mais c'est un ami...