Bataclan : les musiciens du groupe Eagles of Death Metal racontent leur calvaire

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C'est alors qu'ils jouaient « Kiss the devil » que trois assaillants ont fait irruption dans la salle du Bataclan.
C'est alors qu'ils jouaient « Kiss the devil » que trois assaillants ont fait irruption dans la salle du Bataclan.

La tournée devait les mener dans toute l'Europe jusqu'à Noël, elle prend fin cette nuit. Ce matin, ils reprendront l'avion pour la Californie. Et tant pis pour leur album, Zipper Down (Braguette ouverte). Les membres du groupe de blues rock Eagles of Death Metal, connus pour leur « humour rabelaisien », n'ont pas envie de rire. En pleine nuit, attablés au Baromètre, un café situé au croisement de la rue Oberkampf et du boulevard Voltaire, dans le 11e arrondissement de Paris, ils éclusent les bières et ont encore du mal à comprendre ce qui leur est arrivé, tandis qu'ils jouaient sur la scène du Bataclan.

Il y a là Dave Catching, le guitariste au crâne rasé et à la longue barbe blanche, Matt McJunkins, le bassiste en chemise, fin et souriant, qui jure qu'il n'a pas besoin d'une couverture de survie et dont seule la recherche frénétique de cigarettes trahit la nervosité, et plusieurs autres, dont un costaud aux phalanges tatouées, en quête d'un chargeur pour son téléphone. Ils n'ont pas tout compris quand les assaillants ont fait irruption, mais ils sont persuadés d'avoir entendu qu'ils parlaient d'un « groupe américain ». Ils parlent de ces trois (ou plus ?) jeunes, sans cagoule, qui ont fait irruption dans la salle. Ironie du sort, le titre du morceau qu'ils jouaient alors était « Kiss The Devil » (« Embrasse le diable »). Ils saluent des amis dont ils n'étaient pas sûrs qu'ils soient en vie, il y a de longues embrassades....

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