Bangladesh : le chef du principal parti islamiste condamné à mort... 45 ans après

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Le chef du parti islamiste bangladais Jamaat-e-Islami, Motiur Rahman Nizami, ici en 2014 dans sa prison de Dhaka.
Le chef du parti islamiste bangladais Jamaat-e-Islami, Motiur Rahman Nizami, ici en 2014 dans sa prison de Dhaka.

Malgré les embouteillages dantesques qui paralysent en permanence Dhaka, la capitale (15 millions d'habitants), les chauffeurs de taxi n'hésitent pas à faire un vaste détour simplement pour montrer les imposants murs de la prison qui abrite les condamnés à mort, dirigeants du principal et plus ancien parti islamiste local, la Jamaat-e-Islami. Ces derniers n'ont pas été condamnés pour les multiples assassinats qui frappent actuellement le pays, touchant les minorités religieuses (hindouistes, chrétiens, chiites, soufis), les blogueurs, les défenseurs de la laïcité et parfois les étrangers, mais pour des faits qui remontent à plus de 40 ans : à la guerre d'indépendance de 1971.

À l'époque, le Pakistan oriental, se considérant comme marginalisé par Islamabad, décide de rompre, avec le soutien de l'Inde. Mais les islamistes bengalais se rangent du côté du Pakistan, qu'ils considèrent comme un État islamique. La guerre d'indépendance va faire, selon les sources, entre 300 000 et 3 millions de morts. Parmi les « collaborateurs », la milice Al-Badr est accusée d'avoir commis les pires atrocités : des meurtres, des viols et l'assassinat systématique d'intellectuels, de professeurs, d'écrivains, de journalistes. Le chef de cette milice pro-Pakistan ? Motiur Rahman Nizami, aujourd'hui âgé de 73 ans, chef de la Jamaat-e-islami.

Un tribunal pour juger les « collaborateurs »

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