Balade estivale dans la rue la plus colorée de Paris

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REPORTAGE - Non loin de la gare de Lyon et la place de la Bastille se trouve la rue Crémieux (XIIe) et ses dizaines de maisons toutes plus colorées les unes que les autres. Découverte.

Cette petite rue pavée située non loin des quais de Seine et de la gare de Lyon n’a rien à voir avec les grands monuments et les spots incontournables du tourisme parisien. Elle est bien loin des hordes de badauds, des perches à selfie et des files d’attentes interminables. Idéale pour flâner. Couché sur le rebord d’une fenêtre, un chat laisse nonchalamment traîner une patte, et semble apprécier la tranquillité de cette fin de matinée. Pas un bruit, et pas âme qui vive hormis deux personnes venues faire un shooting photos pour profiter des jolies couleurs de la rue Crémieux, dans le XIIe arrondissement de Paris. Une rue bucolique aux airs de village et exclusivement résidentielle, qui s’étend sur très exactement 144 mètres.

On s’avance lentement, en regardant à droite puis à gauche, et l’on découvre des maisons aux profils similaires, qui ont toutes deux étages et un petit escalier de trois ou quatres marches qu’il faut gravir pour arriver jusqu’à la porte d’entrée. Mis à part un petit hôtel, pas une boutique ou commerce ne rompt ce rythme et cette très stricte symétrie dans la construction de la rue. Elle se trouve à l’emplacement occupé jadis par les anciennes Arènes Impériales.

La rue, large de 7,50 mètres, est ouverte en 1865. À l’époque, elle ne s’appelle pas encore la rue Crémieux. Elle porte le nom «d’avenue Millaud» en référence à Moïse Polydore Millaud (1813-1871), qui était un homme d’affaires et un patron de presse français. C’est à lui que l’on doit la création du Petit Journal (en 1863), un quotidien parisien républicain et conservateur qui fut l’un des plus grands quotidiens de notre pays. C’est en 1897 que la rue est rebaptisée rue Crémieux, en hommage à Adolphe Crémieux (1796-1880) avocat et homme politique français.

35 maisons pour 35 couleurs

Construites sur le modèle des maisons britanniques - deux étages, six pièces, et la cuisine en sous-sol - les 35 maisons qui se trouvent rue Crémieux sont donc toutes quasi identiques dans leur architecture. Les seules différences, vous l’aurez compris, résident dans le choix des couleurs des façades, des volets, des portes, et des dessins qui recouvrent ces maisons. Pourquoi ces façades multicolores? Il semble que ce soit les habitants de la rue qui en aient décidé ainsi, en repeignant eux-mêmes leurs maisons.

Si certains se sont contentés de deux couleurs harmonieusement choisies, d’autres se sont permis davantage de fantaisie, à l’image du numéro 28, où l’on a peint un chat bondissant entre deux fenêtres. Au numéro 21, des plantes montantes ont été dessinées pour parfaire la couleur verte de la maison. Au numéro 18, un lézard - factice, évidemment - d’une vingtaine de centimètres semble se promener au dessus de la porte... Si la rue comprend 35 maisons, celles-ci resplendissent d’au moins le double de couleurs et de leurs nuances.

La présence de jardinières, arbustes, et autres plantes accroît encore la sensation de tranquillité, de légèreté et de bien-être que l’on éprouve en traversant (très) lentement cette rue, et en la retraversant, afin de se convaincre que l’on n’a rien raté. Cette rue dévoile un autre visage de Paris, une autre ambiance, à laquelle vous devriez aller goûter!

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