Baisse du prix du porc à la reprise du marché au cadran

le
1
LE PRIX DU PORC BAISSE À LA REPRISE DES COTATIONS
LE PRIX DU PORC BAISSE À LA REPRISE DES COTATIONS

PARIS (Reuters) - Le prix du porc a baissé mardi à 1,389 euro le kilogramme au Marché du porc breton de Plérin (Côtes d'Armor), après une semaine d'absence de cotation liée au bras de fer entre industriels et éleveurs.

Ce prix de vente moyen, communiqué par le groupement de producteurs Syproporcs, a été fixé après deux tours d'enchères à l'issue desquels 15.748 porcs n'ont pas trouvé preneur sur un total de 49.297 proposés à la vente mardi.

Le prix moyen du marché de Plérin sert de référence pour le porc français. A 1,389 euro, il est inférieur au niveau de 1,40 euro arrêté en juin via un accord entre industriels, grande distribution et syndicats agricoles et en dessous duquel les éleveurs disent perdre de l'argent.

Le précédent cours était de 1,404 euro le kilogramme. La prochaine cotation aura lieu jeudi.

Les deux principaux industriels du secteur, la Cooperl et Bigard, n'ont pas participé à la séance. Jugeant le prix de 1,40 euro intenable face à la concurrence étrangère, ils avaient boycotté les séances de cotation la semaine dernière et n'ont pas participé à une réunion lundi au ministère de l'Agriculture.

La coopérative Cooperl, qui souhaite un retour à un prix de marché libre, soulignait la semaine dernière que ce niveau était supérieur de 0,28 euro au cours allemand et de 0,38 euro au cours hollandais.

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, doit recevoir la Cooperl ce mardi et Bigard mercredi.

"Je vais leur dire que (...) le fait de se retirer brutalement du marché n'était pas la solution qui était acceptable dans la mesure où on a besoin de discuter, on a besoin de voir quels sont les problèmes et de les traiter", a-t-il expliqué mardi sur RTL.

Stéphane Le Foll a déclaré lundi que des discussions s'engageraient la semaine prochaine pour faire évoluer le système de fixation des prix et évoquer la contractualisation.

Le problème des éleveurs étant en partie lié à la concurrence au sein de l'Europe, trois rendez-vous auront lieu avant un Conseil européen sur l'agriculture le 7 septembre, a-t-il ajouté : un entretien ce mardi avec le commissaire européen à l'Agriculture, Phil Hogan, une rencontre le 28 août à Madrid avec l'Italie, l'Espagne et le Portugal, et une rencontre le 31 août à Berlin avec ses homologues allemand et polonais.

Figurera en bonne place dans ces discussions l'embargo russe sur les produits agroalimentaires européens, décidé en représailles aux sanctions liées à la crise ukrainienne, qui a accentué la baisse des cours du porc en Europe.

(Jean-Baptiste Vey, avec Valérie Parent, édité par Elizabeth Pineau)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • bordo le mardi 18 aout 2015 à 17:26

    Le gouvernement gère maintenant les prix du porc, les loyers à Paris, le gaz de ville, l'argent du travail des français qui sont à son avis trop idiots pour le dépenser correctement. Demain quoi d'autre ? Les prix du pain, des voitures a pédale, de la viande de bœuf, des haricots noirs, de la peinture à l'eau et de la location de pédalos sur les plages de galets ? Dehors, vite.