Aux assises, la vie détricotée d'un prince de la couture

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Le couturier Claude Montana présente ses modèles, le 23 janvier 1998, dans sa boutique à Paris.
Le couturier Claude Montana présente ses modèles, le 23 janvier 1998, dans sa boutique à Paris.

Il fut, dans les années 80, un fulgurant créateur. De ceux que les grandes maisons se disputaient et que les magazines de mode voulaient avoir à leur une. Dans le monde du style, Claude Montamat, dit « Montana », 69 ans, était assurément quelqu'un. « L'architecte du pur soie », pour Le Figaro (1997). « L'immobile beauté », selon Le Monde (1992). Vingt ans plus tard, ses fidèles et amis se souviennent encore des shows mémorables qu'il donnait. Des spectacles déclenchant une frénésie telle que certains, une fois le défilé fini, se mettaient à « pleurer », raconte, dans Vanity Fair, Inès de la Fressange.

À l'époque, dans les articles des grands quotidiens, on trouve le nom de Montana à côté de ceux de Galliano, Saint Laurent et Lacroix. Son succès est tel qu'il se permet, en 1989, de se refuser à Dior. Et de prendre la tête de la ligne de haute couturée de Lanvin, avant de se lancer à son compte. Le fil de sa vie est ensuite un long drame que l'on détricote. La disparition de son épouse et muse, Wallis Franken, en 1996 ; la faillite de son entreprise à la fin des années 90 ; la maladie, presque aussi vite ; les assises, enfin. Ce vendredi 25 novembre 2016, Claude Montana sera au palais de justice de Paris. Non pas en qualité d'accusé, mais en tant que victime. Prêt à affronter celui qui, une nuit de juillet 2008, l'a laissé inanimé, nu sur le sol de sa chambre.

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