Autriche : la nuit la plus longue

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La lutte est indécise entre le candidat écologiste Alexander Van der Bellen (à gauche) et Norbert Hofer, le représentant de l'extrême droite.
La lutte est indécise entre le candidat écologiste Alexander Van der Bellen (à gauche) et Norbert Hofer, le représentant de l'extrême droite.

La salle de presse de la Hofburg, le palais présidentiel, a progressivement été désertée en début de soirée, et au Biergarten réservé par le parti d'extrême droite FPÖ pour célébrer dignement la victoire, on a remisé le champagne. Provisoirement du moins.

L'élection présidentielle attend toujours son épilogue, mais elle est déjà entrée dans l'histoire, et à un double titre. À l'issue du premier tour, le 24 avril, les deux formations qui s'étaient partagé le pouvoir depuis la fin de la guerre, le parti social-démocrate et le parti conservateur, avaient été sèchement évincées.

Le deuxième tour se jouait donc entre deux nouveaux venus. D'un côté, les Verts, représentés par un septuagénaire descendant d'aristocrates russes, Alexander Van der Bellen ; de l'autre, un candidat issu de la mouvance d'extrême droite, Norbert Hofer.

Et là encore, les électeurs ont déjoué tous les pronostics. Fort de ses quatorze points d'avance et du peu d'empressement des partis traditionnels à soutenir son adversaire, Hofer semblait promis à une marche triomphale. S'il est finalement déclaré vainqueur, ce sera plutôt à l'issue d'une course au finish.

900 000 votes par correspondance

Le dépouillement lui donnait dimanche soir 51,8 % des suffrages exprimés, mais ce résultat ne tient pas compte des quelque 900 000 votes par correspondance qui restaient à comptabiliser, soit 14 %...

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