Aubervilliers : les esclaves du troisième âge

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Photo de l'atelier.
Photo de l'atelier.

Contrairement aux idées reçues, l'esclavage en France n'a pas été éradiqué, notamment dans les ateliers de confection embauchant des travailleurs clandestins, disséminés un peu partout dans Paris et sa banlieue. Preuve en est avec cette affaire qui illustre les dérives de certains employeurs peu scrupuleux de la dignité humaine et du Code du travail.

Un atelier de confection clandestin vient d'être découvert dans le sous-sol d'un pavillon d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Là, plusieurs ressortissants thaïlandais de plus de 60 ans, tous en situation irrégulière, travaillaient dans des conditions dantesques et sous une cadence infernale pour une somme dérisoire.

Une odeur insupportable

Au bout d'un long couloir, des escaliers mènent aux combles de la maison, où étaient entassées une dizaine de personnes dans des dortoirs où l'on ne pouvait même pas se tenir debout. À leur arrivée sur place, les enquêteurs de la DRPP ont été effarés par la vétusté des lieux et l'odeur insupportable qui s'en dégagait. Les travailleurs clandestins vivaient les uns sur les autres dans un espace confiné dans des conditions d'insalubrité intolérables...

Certains dormaient à même le sol, sur des sacs de textiles qui faisaient office de matelas de fortune. Pourtant, leur "employeur" n'avait aucun scrupule à déduire 100 euros de leur maigre salaire de 400 euros pour couvrir de prétendus frais de logement. La pièce était gardée par une meute de...

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