"Au Yémen, s'il y a des bavures, elles sont involontaires"

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Le général saoudien Ahmed al-Assiri, conseiller du ministre saoudien de la Défense et porte-parole de la coalition arabe au Yémen, dirigée par l'Arabie saoudite. 
Le général saoudien Ahmed al-Assiri, conseiller du ministre saoudien de la Défense et porte-parole de la coalition arabe au Yémen, dirigée par l'Arabie saoudite. 

C'est une guerre oubliée des politiques. Il faut dire qu'elle implique le plus grand allié de la France au Moyen-Orient : l'Arabie saoudite. À la tête d'une coalition de pays arabes, le royaume al-Saoud abat depuis mars 2015 un déluge de feu sur le Yémen pour repousser les rebelles houthis. D'obédience zayidite, une branche dissidente du chiisme qui représente un tiers de la population yéménite, les houthis se sont emparés par la force de la capitale Sanaa (nord) en septembre 2014, avec le soutien des forces fidèles à l'ancien chef d'État Ali Abdalah Saleh, ainsi que par l'Iran chiite.

Si elle ne bénéficie pas de mandat de l'ONU, l'intervention dirigée par l'Arabie saoudite répond officiellement à l'appel du président yéménite légitime Abd Rabbo Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale. Elle s'appuie sur la résolution 2 216 de l'ONU qui enjoint aux rebelles de se retirer de Sanaa et des territoires qu'ils contrôlent depuis 2014 afin de favoriser un règlement politique de la crise. Pour l'heure, la guerre de Riyad a permis aux forces gouvernementales yéménites de reprendre cinq provinces du Sud, tandis que le Nord et la capitale restent toujours entre les mains des houthis.

Entré dans sa troisième année, le conflit s'enlise. Les négociations politiques sont au point mort, et le nombre de victimes explose. D'après l'ONU, la guerre a fait plus de 7 700 morts, en majorité...

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