AU TRIBUNAL DE L'INTERNET ! Faut-il réglementer l'usage d'Internet pendant les procès d'assises ?

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Comment ne pas céder à la tentation de jeter un ?il sur le Net lorsqu?on est juré d?assises ?
Comment ne pas céder à la tentation de jeter un ?il sur le Net lorsqu?on est juré d?assises ?

L'usage d'Internet et des réseaux sociaux ne s'arrête pas aux frontières de la cour d'assises. Mais, dans certains pays comme l'Angleterre, ce type de curiosité est sévèrement sanctionné. Il y a quelques années, une jurée britannique a ainsi écopé de six mois de prison, dont trois ferme, pour avoir enfreint l'ordre du juge de ne trancher l'affaire que sur la base de ce qui serait vu et entendu dans le prétoire. Pas question, donc, de se rendre sur Internet ou de dialoguer sur Facebook ou Twitter jusqu'au prononcé du verdict, avait-il précisé. Or la jurée est passée outre, souhaitant en savoir plus sur l'accusé qui comparaissait pour des coups et blessures volontaires ayant occasionné un important préjudice corporel.

« Atteinte à la bonne administration de la justice »

Elle y avait notamment trouvé un article de presse mentionnant l'implication de cet homme dans une précédente affaire de viol. Sauf qu'entre-temps il avait été innocenté de ce chef d'inculpation. Et, d'ailleurs, aucune mention de ce viol ne figurait dans la procédure, qui ne faisait état que d'une condamnation pour violences volontaires. Il n'empêche que la jurée s'est empressée d'alerter certains de ses collègues, et le gazouillis est parvenu aux oreilles du juge. Résultat : elle a été condamnée et le procès a été annulé. « Le fait d'introduire des éléments extérieurs au procès en violation des ordres du juge porte...

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