Au Québec, logiciels d'impôts riment avec paradis fiscaux

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Selon Le Journal de Montréal, plusieurs entreprises qui conçoivent des logiciels de déclaration d'impôts ont des filières dans des paradis fiscaux. Photo d'illustration.
Selon Le Journal de Montréal, plusieurs entreprises qui conçoivent des logiciels de déclaration d'impôts ont des filières dans des paradis fiscaux. Photo d'illustration.

Il y a une certaine ironie à ce que les entreprises qui guident les contribuables pour bien payer leurs impôts pratiquent ardemment l'optimisation fiscale? Lundi, Le Journal de Montréal révèle que deux multinationales, H&R Block et Thomson Reuters, propriétaires de logiciels de déclaration de revenus utilisés par les Québécois, ont des filiales aux Bermudes. « Ça n'a aucun sens de tolérer la relocalisation artificielle des profits », s'agace ainsi dans le quotidien Marwah Rizqy, professeur à l'université de Sherbrooke et avocate spécialisée en fiscalité internationale. Avant d'appeler de ses v?ux une évolution législative.

Si l'optimisation fiscale est tout à fait légale, elle n'est pas morale, insiste la juriste. « Personne n'est content de faire un chèque au gouvernement. Mais l'objectif, c'est d'avoir des services en retour pour la société. Si toutes les entreprises commencent à se délocaliser artificiellement, alors que c'est nous qui les finançons, ce n'est pas légitime, tant au plan moral que social », explique-t-elle au Journal de Montréal.

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  • mlaure13 le lundi 30 mai 2016 à 11:16

    ...et comme toujours...faites ce qu'on vous dit...et non ce que nous faisons...:-(((