Au Népal, les hommes ont disparu

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Une famille népalaise du village de Bhusapheda, dans les membres masculins sont partis gagner de l'argent à Katmandou et à l'étranger. 
Une famille népalaise du village de Bhusapheda, dans les membres masculins sont partis gagner de l'argent à Katmandou et à l'étranger. 

Les tôles de fer de fortune font la loi dans la vallée népalaise de Bhusapheda. Signe qu'un an après le séisme dévastateur, les stigmates du désastre aux 9 000 morts sont toujours présents. Seul témoignage de vie, les quelques enfants accueillant, sourire aux lèvres, les rares automobilistes qui osent emprunter les allées terreuses traversant le village. Leurs parents sont absents, partis à l'aube au champ cultiver le maïs, rare source de revenus fiable qui leur permet de survivre, alors que les 1 700 euros promis par le gouvernement se font toujours attendre.

« Les champs me rapportent entre 16 et 32 euros par saison », confie Naïna Kumari, mère d'un enfant de 7 ans propulsée à la tête d'une famille de cinq personnes. Mariée jeune, cette agricultrice de 28 ans a refusé de rejoindre le domicile de son conjoint, comme il est pourtant de coutume dans le pays. « Je voulais continuer à m'occuper de ma mère, donc mon mari est venu s'installer chez nous. »

Ils quittent leur village natal

Mais ce dernier n'est pas venu seul. Il a emporté dans ses bagages sa mère et son père. Inédite au Népal, la famille de six vivait depuis de l'agriculture, avant que les deux tremblements de terre meurtriers des 25 et 12 avril 2015 ne bouleversent son fragile quotidien. « J'étais dans les champs avec mon fils. Je l'ai pris dans mes bras, mais ma maison s'est effondrée », se souvient...

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