Attentats de Paris - Prise en charge psychologique : le grand bazar

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Les personnes traumatisées par ce qu'elles ont vu auraient dû être prises en charge à l'Hôtel-Dieu, mais d'autres centres ont été ouverts, rendant le suivi psychologique très aléatoire.
Les personnes traumatisées par ce qu'elles ont vu auraient dû être prises en charge à l'Hôtel-Dieu, mais d'autres centres ont été ouverts, rendant le suivi psychologique très aléatoire.

Autant les soins médico-chirurgicaux apportés aux blessés des attaques de vendredi 13 novembre ont été excellents, autant la prise en charge psychologique des "impliqués", témoins des attentats, a été aléatoire. "C'est le bazar", résume une haute autorité sanitaire. "À Lyon, à Poitiers, à Lille, tout est très bien coordonné ; à Paris, non, et c'est un scandale. Il y a eu un déficit organisationnel majeur", affirme Humbert Boisseaux, médecin en chef et chef du service de psychiatrie de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris. Certes, tous les blessés soignés ont été vus par un psychiatre après avoir été opérés, et un entretien a également été proposé à leurs proches. Le personnel soignant a également pu bénéficier d'un soutien psychologique à travers des groupes de parole ou une consultation spécialisée.

Pour le reste, c'est-à-dire les innombrables personnes impliquées et parfois endeuillées, un de leurs proches ayant été abattu à leurs côtés, plusieurs dispositifs ont été mis en place sans coordination. "Depuis les attentats de janvier, il avait été décidé de regrouper les victimes psychologiques témoins d'un attentat sur le site de l'Hôtel-Dieu, expliquait le docteur Nicolas Dantchev, chef du service de psychiatrie de l'Hôtel-Dieu, deux jours après les attentats. Le vendredi soir, nous avons été activés à 23 heures. Appuyés par les cellules d'aide médico-psychologique (CUMP) du 92, du 75, et...

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