Attentat meurtrier lors d'un mariage en Turquie

le
0
ATTENTAT SANGLANT DANS LA VILLE TURQUE DE GAZIANTEP
ATTENTAT SANGLANT DANS LA VILLE TURQUE DE GAZIANTEP

GAZIANTEP, Turquie (Reuters) - Au moins 50 personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées dans un attentat perpétré samedi lors d'un mariage à Gaziantep, dans le sud-est de la Turquie, a annoncé dimanche le gouverneur de la province.

Dans un communiqué condamnant l'attaque, le président Recep Tayyip Erdogan pointe du doigt l'organisation djihadiste Etat islamique (EI), auquel ont été attribués plusieurs attentats commis ces derniers mois en Turquie, dont celui qui a fait 44 morts à l'aéroport d'Istanbul en juin.

L'attentat de samedi s'est produit pendant une fête de mariage dans les rues de Gaziantep, a-t-on appris auprès des services de sécurité.

"Les célébrations se terminaient et il y a eu une grosse explosion au milieu des gens qui dansaient", a déclaré un témoin, Veli Can.

Le vice-Premier ministre Mehmet Simsek a déclaré à la chaîne de télévision NTV que l'attentat avait vraisemblablement été perpétré par un kamikaze.

Le Parti démocratique des peuples (HDP, pro-kurde) a fait savoir dans un communiqué qu'il s'agissait du mariage d'un de ses membres et que des femmes et des enfants figuraient parmi les victimes.

Mahmut Togrul, un député du HDP à Gaziantep, a déclaré à Reuters qu'il s'agissait d'un mariage kurde.

L'EI a par le passé été accusé de cibler des rassemblements kurdes pour attiser les tensions communautaires, comme en octobre dernier à Ankara, où 95 personnes avaient été tuées pendant une manifestation.

Un regain de violences a été constaté cette semaine dans le sud-est de la Turquie. Divers attentats à la bombe ont fait dix morts, principalement des policiers et des militaires. Les autorités ont mis cette escalade sur le compte les militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Depuis la fin, en juillet 2015, de deux années et demi de trêve avec le pouvoir, le PKK a mené des dizaines d'attentats contre la police et l'armée dans le Sud-Est turc à majorité kurde.

La Turquie est aussi fragilisée par la tentative de coup d'Etat du 15 juillet, qui a fait 240 morts et a débouché sur de vastes purges, y compris au sein des services de sécurité, visant les partisans du prédicateur en exil Fethullah Gülen, présenté par les autorités d'Ankara comme l'instigateur du putsch.

(Osman Orsal et Dasha Afanasieva, avec Daren Butler; Danielle Rouquié et Tangi Salaün pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant