Attentat : l'Europe peut-elle résister à la panique ?

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Les soldats munis d'armes de guerre dans les rues de nos villes. L'opération Sentinelle est censée rassurer la population.
Les soldats munis d'armes de guerre dans les rues de nos villes. L'opération Sentinelle est censée rassurer la population.

Dans une station balnéaire espagnole, à Platja d'Aro (Nord-Est), une "flashmob" (performance éphémère) prévue par cinq jeunes Allemandes, avec cris et course en bord de mer, a récemment été prise pour un attentat par les vacanciers paniqués. Bilan : onze personnes soignées pour contusions et tachycardie. Vendredi soir, c'est la tour Eiffel qui a été évacuée, de crainte d'un colis suspect selon la direction de la Tour, quand la préfecture évoque la panique infondée d'un employé lors d'un exercice de sécurité. Et c'est sans parler de ce journaliste d'origine marocaine, expulsé d'une église où il venait simplement constater pour les besoins de son reportage l'atmosphère de recueillement...

La peur des attentats rend l'Europe fébrile. Désormais, la moindre agression fait craindre une nouvelle attaque djihadiste, comme la semaine dernière à Londres, où un Norvégien d'origine somalienne a tué une femme et blessé 5 personnes. L'acte d'un déséquilibré, sur une place qui, en juillet 2005, avait été frappée par deux des quatre attentats simultanés revendiqués par Al-Qaïda.

Des craintes alimentées par les annonces des autorités

Face à "cette époque d'inquiétude", le pire "est cette impression qu'il nous faut souffrir deux fois : non seulement de cette peur (...) mais aussi du désarroi de se trouver pris dans un cycle infernal que rien ne semble pouvoir arrêter", résumaient récemment dans une...

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