Attentat d'Ankara : une enquête accablante pour la Turquie

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Les funérailles des victimes de l'attentat d'Ankara, mardi 13 octobre.
Les funérailles des victimes de l'attentat d'Ankara, mardi 13 octobre.

La colère monte en Turquie au fur et à mesure que progresse l'enquête sur le double attentat de samedi à Ankara. Quatre jours après l'attaque meurtrière qui a coûté la vie à au moins 97 personnes, les enquêteurs semblent s'accorder sur la piste de l'État islamique et mettent dans le même temps en lumière les lacunes des services de sécurité turcs. En effet, les deux kamikazes, qui se sont fait exploser aux abords de la gare centrale d'Ankara lors d'un rassemblement pour la paix, ne sont pas inconnus de la police turque. Yunus Emre Alagöz et Ömer Deniz Dündar figuraient tous deux sur la liste des 21 personnes suspectées par la sécurité turque de vouloir commettre un attentat-suicide prochainement sur le sol de la République.

Mais connaître leur identité ne suffisait pas, a estimé lundi le Premier ministre Ahmet Davutoglu, qui rappelle que, dans un "État de droit" comme la Turquie, "nous ne sommes pas autorisés à les arrêter avant qu'ils ne passent à l'acte". Une conception a posteriori de la lutte antiterroriste qui avait déjà révolté les réseaux sociaux lorsque le chef du gouvernement avait annoncé samedi que la police arrêterait les auteurs de l'attaque d'Ankara et les traduirait en justice comme ce fut le cas après l'attentat de Suruç. Or le terroriste d'une vingtaine d'années s'était donné la mort en se faisant exploser dans le centre culturel de la ville frontalière d'avec la Syrie, tuant avec lui 32 jeunes militants...

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