Attaque du Bataclan : l'échange sidérant entre un militaire et un policier

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Alors qu'un policier de la BAC posté devant la salle de concert parisienne insistait pour intervenir, le militaire a préféré attendre l'ordre de ses supérieurs.
Alors qu'un policier de la BAC posté devant la salle de concert parisienne insistait pour intervenir, le militaire a préféré attendre l'ordre de ses supérieurs.

"Passe-moi ton Famas !" Les propos d'un policier adressés à un militaire semblent improbables, mais c'est bel et bien ainsi qu'ils ont été rapportés par Jean-Luc Taltavull, secrétaire général adjoint du Syndicat des commissaires de la police nationale, devant la commission d'enquête de lutte contre le terrorisme : "On a un collègue qui nous racontait l'anecdote d'un gradé de la BAC qui a dit à des militaires qui étaient là : Allez, on y va ! Le détachement Sentinelle (nom du dispositif de patrouille mis en place après les attentats de Charlie Hebdo, NDLR) a dit Non, j'ai pas d'ordre pour bouger, alors il lui a dit (le policier, NDLR) : Bah, passe-moi ton Famas". "Qu'est-ce qui est vraiment prévu ou pas pour les militaires ? En termes d'intervention, comment est-ce qu'ils s'articulent ?" s'est interrogé le secrétaire général adjoint du Syndicat des commissaires de la police nationale.

La Commission d'enquête de lutte contre le terrorisme auditionne les différents acteurs et spectateurs des attentats du 13 novembre. Elle doit rendre ses préconisations le 26 juillet prochain.

Source Le Point.fr

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