Assurance-vie : les frais pèsent de plus en plus sur la performance

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Les frais d'entrée, qui peuvent atteindre les 3,5%, peuvent représenter jusqu'à dix-huit mois de rendement du contrat.

Les taux de rendements annoncés par les assureurs sont bruts. Pour savoir combien rapportent vraiment leurs fonds en euros, les épargnants doivent retirer 15,5 % des prélèvements sociaux, l'inflation (très faible en 2014), et dans bien des cas des frais d'entrée, compris entre 1 % et 3,5 %. «Les mutuelles sans intermédiaires affichent 1 % en moyenne de frais d'entrée, les associations d'épargnants 2 % et les banques et les réseaux d'agents généraux 3,5 %», constate Cyrille Chartier-Kastler, président du cabinet Facts & Figures. Ce qui est loin d'être indolore, puisque cela représente jusqu'à dix-huit mois de rendement du contrat!

Chez les bancassureurs et les conseillers en gestion de patrimoine, il faut compter 1,5 % de frais d'entrée en moyenne sur les contrats haut de gamme et dans les banques privées 0,5 %, selon Facts & Figures.

Offres promotionnelles

Seules les banques en ligne (ING Direct, Boursorama, Fortuneo…) ne facturent aucuns frais d'entrée sur leurs contrats. «Nous supportons moins de coûts de gestion et nous prenons également une marge inférieure à celle des assureurs traditionnels», justifie Julien Schahl, responsable des produits d'investissement chez ING Direct.

Ces dernières années, la baisse du rendement des fonds en euros et la forte concurrence entre acteurs du secteur ont fait fondre les frais d'entrée chez les assureurs traditionnels. Ces derniers multiplient aussi les offres promotionnelles à «frais cassés». Et chez certaines mutuelles, comme la Maaf, les frais d'entrée sont dégressifs. «Nous facturons 2 % de frais sur chaque versement inférieur à 15.000 euros et ce n'est pas négociable. Au-delà, le taux baisse progressivement pour atteindre 0 % pour les versements supérieurs à 80.000 euros», explique Dominique Chevillon, président du directoire de Maaf Vie.

Est-il possible de négocier ses frais? Les assureurs rechignent à répondre. En pratique, certains souscripteurs arrivent à négocier, mais pas tout le monde. «Les frais se négocient en fonction du montant des versements, du profil du client et du contexte commercial», concède un assureur. «Les frais d'entrée sont négociables. L'an dernier, nous les avons facturés entre 0,22 % et 0,24 % en moyenne alors que sur le papier ils atteignent 3 %», explique-t-on chez GMF. L'Afer renvoie, elle, aux intermédiaires qui commercialisent ses contrats. «Nous facturons 2 % les versements sur le fonds en euros. Cependant, les intermédiaires sont libres de négocier ces frais», explique Gérard Beckerman, président de l'Afer. Les meilleurs clients restent donc les mieux armés pour réduire leurs frais.

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