Assistants parlementaires : la France fait-elle exception ?

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Le Parlement européen à Bruxelles. Sur le continent, règles et usages sont très variés et plus ou moins strictement appliqués.
Le Parlement européen à Bruxelles. Sur le continent, règles et usages sont très variés et plus ou moins strictement appliqués.

En Italie : des assistants payés... au noir

Outre leur salaire, le remboursement des frais généraux et une indemnité de séjour à Rome, les parlementaires disposent d'une enveloppe de 4 000 euros « pour l'exercice de leur mandat ». C'est sur cette enveloppe qu'ils rétribuent leurs collaborateurs. De cette somme, seule la moitié doit être justifiée. Afin d'éviter de payer des charges salariales, les élus payent donc le plus souvent leur assistant au noir avec une partie des 2 000 euros sur lesquels ils n'ont pas à rendre de comptes. Les autres utilisent des CDD à répétition alors que la loi les obligerait à signer des CDI. Conséquence : le Parlement italien est un temple de l'évasion? Et le salaire moyen des assistants parlementaires italiens est très bas : de 1 000 à 1 500 euros net.

Tous les trois mois, les élus signent un document dans lequel ils s'engagent à ne pas employer leur conjoint ou leur concubin, leurs enfants ou tout parent jusqu'au 4e degré. Mais de fait, de nombreux députés ou sénateurs emploient leur compagne ou compagnon. Le syndicat des assistants parlementaires se bat pour que les contrats de travail soient désormais signés avec le Parlement et non plus avec l'élu.

En Suisse, une enveloppe à discrétion

Les conseillers nationaux (députés) et les conseillers aux États (sénateurs) touchent chaque année une somme de 33 000 francs suisses (31 000 euros)...

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