Argentine : Daniel Scioli, l'héritier infidèle de Cristina Kirchner

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Daniel Scioli et Cristina Kirchner le 14 octobre 2015. 
Daniel Scioli et Cristina Kirchner le 14 octobre 2015. 

Il a perdu son bras droit, mais n'a pas renoncé à piloter son hors-bord. Il a même gagné plusieurs titres de champion de sa catégorie. Il a débuté en politique avec le libéral Carlos Menem en 1997, quand l'ex-président péroniste rameutait toute la jet-set argentine pour éviter le naufrage. Mais il n'a pas hésité à faire alliance, en 2003, avec un autre péroniste se présentant comme « l'anti-Menem » : Nestor Kirchner. Il a été son vice-président (2003-2007), puis le gouverneur de la province de Buenos Aires, principal bastion électoral de l'Argentine. En bon péroniste, Daniel Scioli a vraiment tout d'un caméléon.

C'est grâce à cette impressionnante capacité d'adaptation que Daniel Scioli a toutes les chances d'emporter l'élection présidentielle argentine, qui se déroule dimanche 25 octobre. Il pourrait même gagner dès le premier tour contre ses rivaux : Mauricio Macri, le maire de droite de Buenos Aires, et Sergio Massa, l'ancien chef de gouvernement de Cristina Kirchner passé dans l'opposition. En effet, le système électoral argentin est si bizarrement fait qu'il donne la prime au leader. Un candidat présidentiel peut être président s'il rafle 45 % des voix, voire seulement 40 % s'il devance son poursuivant de dix points. Or, Daniel Scioli est largement en tête de tous les sondages. « Il est très proche des 40 %, la moyenne des sondages prévoit 39 % pour Scioli, 27 % pour Macri et 20 % pour Massa », explique le...

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