Après les régionales, l'exécutif en quête de résultats

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L'EXÉCUTIF CHERCHE DES RÉSULTATS SUR LE FRONT DE L'EMPLOI
L'EXÉCUTIF CHERCHE DES RÉSULTATS SUR LE FRONT DE L'EMPLOI

PARIS (Reuters) - L'exécutif semble exclure un changement de cap politique au lendemain d'élections régionales marquées par la progression du vote Front national et cherche des résultats sur le front de l'emploi avant la présidentielle et les législatives de 2017.

Plusieurs ministres ont répondu tièdement lundi à la demande d'"inflexion à gauche" formulée dimanche par le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, sans contester l'impératif de faire reculer la précarité.

Ils ont souligné la difficulté de la tâche, certains expliquant que des gestes sociaux étaient possibles mais qu'ils ne règleraient pas les problèmes du pays.

"L'emploi, la formation des chômeurs, l'apprentissage pour nos jeunes doivent mobiliser toute notre énergie", a résumé le Premier ministre, Manuel Valls, après le second tour dimanche.

Il devait déjeuner lundi avec le chef de l'Etat, qui a fait de la baisse du chômage une condition pour se présenter en 2017.

Le taux de chômage a grimpé à son plus haut niveau depuis 18 ans au troisième trimestre et la hausse du nombre de demandeurs d'emploi a été la plus forte en octobre depuis janvier 2013.

Jean-Christophe Cambadélis a lui-même souligné lundi sur Europe 1 qu'il ne souhaitait "pas de changement de politique économique mais une inflexion".

Interrogé sur l'opportunité d'accélérer les réformes économiques sous la houlette de Manuel Valls et du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, il a répondu : "Ce n'est pas ce que je demande, ce que je demande, c'est qu'on se concentre sur la précarité."

PAS DE VIEILLES RECETTES

Faire des gestes sociaux populaires à gauche ne suffira pas, a insisté le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen.

"Ce n'est pas ce qu'a voulu dire Jean-Christophe Cambadélis mais si c'est les vielles recettes, s'il s'agit de dépenser trois milliards de plus pour avoir un peu plus de contrats aidés ou pour augmenter le smic, le point des fonctionnaires (...) ce n'est pas la solution des problèmes de la France", a-t-il dit sur iTELE.

"La solution des problèmes de la France, c'est de s'attaquer à ses problèmes de formation, (...) c'est de redonner au travail une valorisation beaucoup plus grande que ce que nous faisons depuis 30 ans et surtout d'essayer de faire tomber ce mur qui existe entre la France de ceux sont dehors parce qu'ils ne sont pas formés, pas employables et ceux qui sont à l’intérieur de la société."

Le quotidien L'Opinion écrivait vendredi que Manuel Valls avait demandé à ses équipes de travailler sur une sorte de "Jobs act" à la française, en explorant toutes les pistes pour faire reculer le chômage, ce que Matignon n'a pas voulu commenter.

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a lui aussi insisté lundi sur la difficulté de la tâche.

"Dire 'c'est parce qu'il y a de la pauvreté qu'il a un vote Front national, c'est une erreur'", a-t-il dit sur France Inter, de même que de penser qu'il suffirait de lâcher les vannes budgétaires pour régler les problèmes de la France.

"Et en même temps (...) il faut aussi qu'on parle solidarité, le social n'est pas une question tabou", a-t-il ajouté.

"Il faut aussi qu'on ait une manière d'exprimer ce que nous faisons qui fasse qu'on prenne en compte la grande mutation économique qui est en cours mais qu'en même temps on lui mette sa dimension sociale", a poursuivi Stéphane Le Foll.

La prochaine réforme sur le front de l'emploi est le projet de loi de la ministre du Travail, Myriam El Khomri qui doit simplifier la législation du travail et qui doit être examiné dans les prochains mois.

(Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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  • M8252219 le lundi 14 déc 2015 à 13:33

    Toute l'amélioration de la productivité en France est engloutie par les dépenses de l'état aucune réduction des dépenses n'a été faite. Réduction du nombre des élus, réduction de moitié du nombre des parlementaires , suppression du sénat. réduction du nombre des fonctionnaires administratifs et des Comités Théodules , Suppression des régimes spéciaux. Contrôle plus pointu du système social français qui crè/ve de son obésité.Retraite à 65 ans. Il n'y à plus d'argent.

  • miez1804 le lundi 14 déc 2015 à 12:55

    @M931: c'est bien connu>> Dit se n'est pas entendu, entendu se n'est pas compris, compris se n'est pas retenu.....................

  • M1765517 le lundi 14 déc 2015 à 12:32

    ouf, ils sont tranquille jusqu'en 2017, d'ici là ils auront à loisir de modifier le scrutin ? d'interdire les meeting du fn ? de décorer Barle cone pour sa réussite? d'annoncer la reprise ................ des embauches publics ?

  • M3866838 le lundi 14 déc 2015 à 12:28

    Arrêtons du dire n'importe quoi: le problème du chômage reste le manque d'emploi A quoi sert de former des gens à être des chômeurs qualifiés?

  • M940878 le lundi 14 déc 2015 à 11:38

    ils vont continuer à faire leur 'social' en nivelant vers le bas et en matraquant encore plus les classes moyennes , politique de la médiocrité

  • coco123 le lundi 14 déc 2015 à 11:35

    on continue la distribution des cartes en se réservant les meilleures ....on a gagné ...les urnes ont parlé ..a nous le pécule .

  • frk987 le lundi 14 déc 2015 à 11:21

    Vous savez que vous êtes Fichus de chez foutus, alors continuez dans le n'importe quoi, car là vous êtes des maîtres à penser, Faire élire de l'UMP avec des voix PS......même un humoriste n'aurait pas fait mieux. Vous savez que c'est la fin, démissionnez....rapidement avant de finir sous une corde bien méritée.

  • M931269 le lundi 14 déc 2015 à 11:18

    Ont ils vraiment compris et surtout entendu le message........ et l'inquiétude des Français ? ....on peut en douter a la lecture de cet article ! Il faut des mesures fortes et surtout .....TRES COURAGEUSES .....pour sortir le pays de l'orniére .