Après les attentats : la laïcité, jusqu'où ?

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Le contrat d'association avec l'État du collège-lycée La Réussite à Auvervilliers a été refusé en juin. Motif : un manque d'argent.
Le contrat d'association avec l'État du collège-lycée La Réussite à Auvervilliers a été refusé en juin. Motif : un manque d'argent.

Les attentats djihadistes ont relancé le débat sur la laïcité, un sujet sur lequel l'union nationale est loin d'être de mise. Deux camps s'affrontent : d'un côté, les partisans d'une laïcité "ouverte", favorables à ce qu'une place soit faite aux religions instituées. De l'autre, ceux qui appellent à une lecture stricte de la tradition laïque française, au nom de la lutte contre les communautarismes. Deux camps irréconciliables, ainsi que l'a montré la polémique qui a éclaté au sein même de l'Observatoire de la laïcité à l'occasion de la publication de ses dernières propositions. Dans un avis adopté la semaine dernière (pdf) à une très grande majorité de ses 23 membres, cet observatoire rattaché à Matignon et présidé par l'ancien ministre socialiste Jean-Louis Bianco a fait onze préconisations. Certaines, attendues, comme le "développement effectif de l'enseignement laïque du fait religieux dans les établissements scolaires", moyennant une formation des enseignants. D'autres, moins prévisibles, tels "le soutien à la création d'établissements privés de théologie musulmane" et "l'instauration de conseillers humanistes" en prison pour faire barrage à "tout discours extrémiste". "Pas de négociation sur les valeurs de la République" Trois membres de l'observatoire engagés dans le camp d'une laïcité stricte se sont étranglés en lisant le document final. L'ancien ministre PS Jean Glavany, la sénatrice PRG Françoise...

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