Appel syndical à des débrayages dans l'usine de Renault à Flins

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APPEL SYNDICAL À DES DÉBRAYAGES DANS L'USINE À FLINS
APPEL SYNDICAL À DES DÉBRAYAGES DANS L'USINE À FLINS

PARIS (Reuters) - Plusieurs syndicats de Renault ont appelé à des débrayages mardi dans l'usine de Flins (Yvelines) pour protester contre la réforme de l'organisation du temps de travail figurant dans le projet de nouvel accord de compétitivité que négocie actuellement le constructeur automobile.

Ce mouvement, à l'initiative de représentants syndicaux locaux de la CGT, de la CFDT et de Force ouvrière notamment, intervient dans la dernière ligne droite des négociations engagées fin septembre. Sur les neuf séances de discussions programmées pour le moment, cinq ont déjà eu lieu et une sixième est prévue mardi.

Le projet de "modulation" de l'organisation du temps de travail, pour coller au mieux aux aléas de la demande, passe mal, surtout l'abandon du volontariat, le report du paiement des heures supplémentaires à la fin de l'année ou encore la réduction du délai de prévenance pour modifier les plannings.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de Renault.

Dans l'accord de compétitivité précédent, signé en 2013, Renault s'était engagé à augmenter son volume de production en France en échange d'importantes concessions sur les salaires, la durée du travail et l'emploi.

Sur les trois années écoulées, le groupe a ainsi réduit ses effectifs de 7.200 personnes via le non remplacement des départs naturels (retraites et démissions).

La restructuration s'annonce cette fois moins drastique pour les salariés en CDI, mais davantage pour les quelque 8.000 intérimaires couverts par le périmètre de l'accord puisque le groupe entend diminuer de moitié le nombre de contrats d'intérim sur la période 2017-2019.

Il veut aussi augmenter de 40% la performance de ses usines, pour lesquelles il vise une production de 90 véhicules par an et par personne fin 2019, contre 64 en moyenne actuellement.

Pour y parvenir, Renault a promis 500 millions d'euros pour moderniser les sites et 220 millions pour la formation.

Contrairement à l'accord précédent, dans lequel Renault s'était engagé à augmenter sa production dans l'Hexagone de 530.000 unités à 710.000, il n'a promis cette fois de maintenir son volume annuel moyen qu'au niveau de 2016 au moins "à conditions identiques de marché".

Toutes les usines d'assemblage se verront néanmoins attribuer un nouveau modèle qui leur donnera une visibilité au-delà de 2019. Le groupe s'est également engagé pour ses sites mécaniques sur un volume annuel moyen de moteurs, boîtes de vitesse et châssis.

Renault espère conclure un accord d'ici la fin de l'année, le dernier rendez-vous avec les syndicats étant actuellement prévu le 13 décembre. Le contrat précédent avait été signé par trois syndicats sur quatre, la CGT ayant voté contre.

(Gilles Guillaume, édité par Benjamin Mallet)


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  • NYORKER il y a 3 semaines

    Et pour plus de compétitivité , changeons de PDG et prenons en un moins coûteux ( un Coréen par exemple).

  • M7163258 il y a 3 semaines

    Les réactionnaires cégétistes tiennent la bare!

  • frenchto il y a 3 semaines

    c'est pourquoi il ne faut pas produire ces voitures en France. Renault est une marque magnifique mais quand on associe RENAULT et CGT, il y a contradiction dans les termes