Apartheid ? "Peu importe les mots", rétorque Manuel Valls

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Manuel Valls a créé la polémique en utilisant le mot apartheid pour parler de la situation dans les banlieues.
Manuel Valls a créé la polémique en utilisant le mot apartheid pour parler de la situation dans les banlieues.

Manuel Valls, relancé mercredi sur son emploi la veille du mot "apartheid" pour rendre compte de l'enfermement de certains quartiers pauvres, a rétorqué : "Peu importe les mots, ce qui compte, c'est d'agir." Le Premier ministre était questionné lors de sa conférence de presse de présentation de mesures anti-attentats à l'Élysée, après avoir évoqué mardi un "apartheid territorial, social, ethnique" en France. "Peu importe les mots", a-t-il tranché, plaidant pour "une action globale" pas limitée à la police, la gendarmerie et la justice. "J'emploie les mêmes avec constance et cohérence depuis près d'une dizaine d'années." "Peu importe les mots, a-t-il répété, ce qui compte, c'est d'agir dans des territoires qui se sont enfermés sur eux-mêmes." "Non pas que les services publics ne puissent pas y entrer", a nuancé Manuel Valls, "mais quand vous avez un tel niveau de pauvreté, quand vous mettez dans les mêmes quartiers les mêmes populations pauvres aux mêmes origines, alors il ne faut pas s'étonner - ce n'est une surprise pour personne, il y a eu des émeutes urbaines en 2005 - que ces quartiers deviennent de véritables poudrières." "Il faut décrire, car les Français ont besoin de vérité, mais l'essentiel, c'est d'agir pour lutter contre ces inégalités insupportables", a insisté le chef de gouvernement, qui fut maire d'Évry, ville de la grande banlieue parisienne.

Source Le Point.fr

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