Antiterrorisme : l'énorme bourde administrative de la police anglaise

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Des officiers de police britanniques. (Photo d'illustration).
Des officiers de police britanniques. (Photo d'illustration).

Une erreur qui pourrait avoir de très lourdes conséquences. Selon The Telegraph

, qui s'appuie sur un rapport d'Alastair MacGregor, chargé de vérifier comment la police conserve et utilise les échantillons ADN ainsi que les empreintes digitales, les profils biométriques de 810 personnes, dont « une grande majorité » est liée à des enquêtes antiterroristes, ont été détruits entre le 31 octobre 2013 et le 31 mars 2016.

Plusieurs failles

La raison : les services de sécurité n'ont pas accompli à temps les formalités administratives qui auraient permis de les conserver de manière définitive. La loi oblige en effet à détruire au bout de six mois des prélèvements de suspects non inculpés, à moins que la direction des services de renseignements ou de la police juge que les suspects représentent un grand danger pour la sécurité nationale. Dans ce cas, un processus administratif est lancé pour sauvegarder les données pour une durée illimitée.

Dans son rapport, Alastair MacGregor identifie plusieurs failles, dont des retards dans l'envoi et le traitement des profils biométriques ainsi qu'une mauvaise évaluation des priorités. Sur les 810 cas évoqués dans l'audit, 108 individus étaient considérés comme tellement dangereux que les services de sécurité souhaitaient conserver leurs données biométriques pour une durée illimitée. En octobre, un autre...

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