Antiterrorisme - Bernard Squarcini : "On a perdu beaucoup de temps"

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Bernard Squarcini estime que la gauche bénéficie aujourd'hui d'un consensus qui a fait défaut à la droite en mars 2012 au moment des attaques de Mohamed Merah.
Bernard Squarcini estime que la gauche bénéficie aujourd'hui d'un consensus qui a fait défaut à la droite en mars 2012 au moment des attaques de Mohamed Merah.

"Le cadre général de ces mesures est bon. Mais on a perdu deux ans et demi. Toutes ces préconisations sont sur la table depuis les commissions d'enquête parlementaires constituées au lendemain des crimes de Mohamed Merah. Le gouvernement bénéficie du consensus que nous n'avons pas connu aux Renseignements après l'affaire Merah. La droite n'était pas dans les dispositions où se trouve aujourd'hui la gauche après les attentats de Charlie Hebdo et de la porte de Vincennes. En effet, pour faire passer des réformes qui touchent aux libertés fondamentales, il est nécessaire de dégager un consensus.Si les principes qui structurent ces mesures sont également bons, il manque leur aspect concret. Aujourd'hui, les hommes du renseignement ne peuvent toujours pas sonoriser un appartement ou poser une balise sous le véhicule d'un suspect. Si un agent refuse cet ordre de sa hiérarchie prétextant qu'il s'agit d'un ordre illégal, il aura raison. Les actions du renseignement ont besoin d'être légitimées par la loi.RéactivitéDe même concernant les écoutes téléphoniques, il faudrait créer une commission parlementaire permanente pour les contrôler en amont. L'action antiterroriste se fait dans l'urgence, le formalisme juridique ne doit pas être un frein à l'activité du renseignement. Les personnels sont très réactifs, la loi ou le contrôle doivent être à l'unisson.Enfin, on annonce une politique de recrutement sur trois ans, mais il faut entre...

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