Amnesty s'alarme de la réponse sécuritaire dans de nombreux pays

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LES RÉPONSES SÉCURITAIRES DANS DE NOMBREUX PAYS INQUIÈTENT AMNESTY INTERNATIONAL
LES RÉPONSES SÉCURITAIRES DANS DE NOMBREUX PAYS INQUIÈTENT AMNESTY INTERNATIONAL

PARIS (Reuters) - Amnesty International s'alarme mercredi des atteintes aux droits fondamentaux dans de nombreux pays, dont la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, au nom d'une nécessaire riposte à la menace d'attentats sur leur sol.

Dans son rapport annuel, l'organisation estime que de nombreux gouvernements "se sont fourvoyés dans leur réponse aux menaces sécuritaires pesant sur les Nations".

"Ils ont étouffé la société civile, s'en sont pris au droit au respect de la vie privée et au droit à la liberté d'expression, et ont cherché carrément à rendre les droits humains indésirables, en les présentant comme contraires à la sécurité nationale, à l'ordre public et aux 'valeurs nationales'", déclare son secrétaire général Sali Shetty.

Parmi les pays ayant porté des "coups aux droits humains", l'ONG cite la France, qui a musclé à plusieurs reprises son arsenal législatif après les attentats de janvier et de novembre 2015, qui ont fait au total 147 morts.

Amnesty International égrène les mesures visant à compléter la législation anti-terroriste mise en place depuis 2012 et la loi visant à prolonger de 3 mois, à partir du 26 février, l'état d'urgence décrété au lendemain des attentats du 13 novembre.

Celui-ci prévoit des mesures s'écartant du régime judiciaire ordinaire "avec des perquisitions à domicile sans mandat, des assignations à résidence, et le pouvoir de dissoudre des associations ou groupements vaguement décrits comme participant à des actes portant atteinte à l'ordre public", rappelle-t-elle.

Amnesty International avait appelé en vain, début février, le gouvernement français à renoncer à la prolongation de l'état d'urgence, dont l'ONG juge l'impact disproportionné et dont la mise en oeuvre a donné lieu, selon elle, à des "dérives".

"On entend que les droits pourraient être une menace pour la sécurité. C'est une tendance dangereuse", a déclaré mardi Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France, lors d'une conférence de presse.

Elle a insisté sur le caractère "trop vague, sur la base de suspicions" des critères retenus pour certaines mesures, comme le fait pour une personne d'être en voie de radicalisation.

L'ONG cite le cas du décret du 5 février 2015 réglementant le blocage administratif des sites internet, notamment ceux accusés d'incitation ou d'apologie du terrorisme.

Elle souligne que 700 personnes environ ont fait l'objet de poursuites pour ces chefs en vertu d'une nouvelle disposition qui avait été introduite dans la loi antiterroriste de 2014.

"Compte tenu de la définition très vague de cette infraction, les autorités ont souvent poursuivi des personnes pour des déclarations qui ne constituaient pas des incitations à la violence et relevaient de l'exercice légitime de la liberté d'expression", estime l'ONG.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • rodde12 il y a 9 mois

    Entretenir la confusion entre droit d'asile et émigration économique voire en vue de bénéficier de lois sociales avantageuses exaspère les populations qui ont à supporter l'effort de recevoir ces gens. L'asile politique doit être rapidement et strictement vérifié et les recalés doivent être expulsés. Les demandeurs d'asiles, musulmans, venant d'un pays musulman, en paix, doivent être refoulés car ils viennent pour des raisons économiques.

  • grinchu1 il y a 9 mois

    ces gens-là devraient être emprisonnés pour complicité avec les terroristes...