Amnesty accuse des Kurdes syriens de crimes de guerre

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AMNESTY ACCUSE LES FORCES KURDES SYRIENNES D'AVOIR COMMIS DES CRIMES DE GUERRE
AMNESTY ACCUSE LES FORCES KURDES SYRIENNES D'AVOIR COMMIS DES CRIMES DE GUERRE

BEYROUTH (Reuters) - Les Unités de protection du peuple (YPG), organisation combattante de Kurdes syriens soutenue par les Etats-Unis, se sont rendues coupables des violences assimilables à des crimes de guerre en expulsant des milliers de non-Kurdes et en incendiant leurs logements dans les zones qu'elles contrôlent, accuse mardi Amnesty International.

Dans un rapport de 38 pages, l'organisation non gouvernementale affirme que dans plus d'une dizaine de villages repris par les combattants kurdes à l'organisation Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie, des habitants, essentiellement des non-Kurdes, ont été contraints de fuir ou ont vu leurs maisons incendiées par les YPG.

Ces déplacements forcés constituent souvent des représailles contre "les sympathies ou les liens supposés des habitants avec des membres de l'EI ou d'autres groupes armés", écrit Amnesty, qui dit avoir interrogé 37 personnes ayant souffert de ces violences dans les provinces de Rakka et Hassaka.

Lama Fakih, conseillère d'Amnesty, juge que les autorités autonomes kurdes "bafouent le droit humanitaire international lors d'attaques assimilables à des crimes de guerre".

Porte-parole des YPG, Redur Xelil a répliqué: "Tout simplement, c'est une accusation fausse".

Amnesty cite toutefois Ciwan Ibrahim, chef de la force kurde baptisée asayish, qui reconnaît des cas de déplacements forcés. Il les qualifie cependant d'"incidents isolés" et affirme que les habitants concernés ont été déplacés pour leur propre sécurité.

D'après Amnesty, des membres des YPG ont menacé des habitants de frappes aériennes de la coalition rassemblée autour des Etats-Unis s'ils refusaient d'abandonner leurs maisons.

Les YPG apparaissent comme les relais les plus efficaces au sol de la campagne aérienne des Etats-Unis et de leurs alliés contre les djihadistes de l'Etat islamique.

Cette organisation kurde a par le passé déjà démenti les accusations en provenance de la Turquie selon lesquelles ses combattants expulsent les civils arabes et turkmènes des zones qu'ils contrôlent, notamment dans la ville de Tel Abyad.

(John Davison; Bertrand Boucey pour le service français)

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  • M9244933 le mardi 13 oct 2015 à 11:20

    Un petit échauffement en attendant de faire des rapports sur les atrocités de Daesh, des autres factions islamistes, de l'armée,...?

  • M3155433 le mardi 13 oct 2015 à 09:46

    ah bon , je croyais , qu'en pleine guerre , le crime de guerre , consistait en des actions tres graves , du genre massacres et executions sommaires , et viols , d'employer des gaz mortels, de pratiquer la torture , mais pas de faire la politique de la terre brulé ou de déplacer des populations qui se sont montrées tres hostiles .